- Le Bureau de l'ONU en
Centrafrique (BONUCA) a réussi à
organiser pendant deux jours, les 18 et 19
février, une réunion de la classe politique
centrafricaine, destinée à favoriser le
dialogue national entre pouvoir et opposition. Dans le
communiqué final de cette réunion, lu par
le rapporteur des travaux, Stanislas-Samuel
Zoumbéti, membre du cabinet du président
Ange-Félix Patassé, il est fait
état de l'engagement des partis de la
majorité et de l'opposition à poursuivre le
dialogue et à résoudre leurs
différents par la voie pacifique. Les participants
ont également convenu de fixer une
périodicité à leurs rencontres.
Quelque 160 parlementaires et représentants des
partis politiques ont pris part à cette rencontre.
- Déchirée par trois mutineries
militaires en 1996-97, la RCA a replongé en 2001
dans un cycle de violences, qui a débuté le
28 mai par une tentative de coup d'Etat contre le
président Ange-Félix Patassé.
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- Les réactions
- "Le communiqué final qui sanctionne ces deux
jours de travaux est la première balise d'une
volonté nouvelle des acteurs politiques
centrafricains à dialoguer, à se concerter,
à communier ensemble", s'est réjoui le
représentant spécial du secrétaire
général de l'ONU en Centrafrique, le
général Lamine Cissé.
- "Cette rencontre marque une réelle
volonté de la communauté internationale
d'aider la RCA à consolider les acquis de son
processus démocratique, mais nous devons exclure
l'anathème et la personnification des
débats", a déclaré le
président de l'Assemblée, Luc
Appolinaire Dondon Konamabaye, cacique du
régime.
- Marcel Loudégué,
député du Mouvement de libération
du peuple centrafricain (MLPC, au pouvoir), a
également salué l'initiative du BONUCA :
"Depuis huit mois (date du coup d'Etat manqué de
mai 2001, ndlr), aucun groupement politique n'a
tenté un tel rapprochement. Chacun de nous a peur
de son ombre. Chacun de nous a peur de son voisin",
a-t-il souligné.
- Pour Paul Bellet, porte-parole des 14
principaux partis de l'opposition, "il est clair que
c'est par la force brutale et non par le dialogue que le
président Patassé entend résoudre la
crise politique qui secoue la RCA". "En toute
liberté et en toute franchise, nous pensons que
cette initiative du BONUCA doit être l'amorce d'un
processus qui va conduire les Centrafricains à
s'unir et à trouver par eux-mêmes les
solutions à leurs problèmes", a-t-il
ajouté.
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