- Le procès des
auteurs présumés du putsch manqué du
28 mai 2001 en Centrafrique a été
ajourné le 12 mars à "deux ou trois mois",
en raison de l'absence depuis le 8 mars des avocats des
accusés, a annoncé le président de
la Cour criminelle de Bangui, Zacharie N'Douba.
- Les avocats de la défense boycottent le
procès depuis le 8 mars pour protester contre
l'interdiction faite à l'un des leurs, Me
Zarambaud Assingambi, de continuer à assurer
la défense de certains accusés.
- Le président de la Cour criminelle de Bangui a
motivé sa décision d'ajournement en
indiquant que "la poursuite des débats hors la
présence des avocats constitués dans cette
affaire serait une violation grave des droits de la
défense".
- "Nous ne voulons pas cautionner une parodie de
justice", avait expliqué Me Nicolas Tiangaye,
avocat de l'ancien ministre centrafricain de la
Défense, Jean-Jacques Démafouth,
ajoutant que "tant que les droits de la défense ne
seront pas respectés, tant que les menaces
continueront à peser sur le libre exercice de la
profession, nous ne reviendrons pas dans la salle".
- La Cour criminelle de Bangui avait
accédé le 7 mars à une requête
du procureur général, Joseph Bindoumi,
visant à empêcher Me Zarambaud, avocat d'une
dizaine d'accusés, de continuer à les
défendre.
- Le procureur Bindoumi avait rappelé que Me
Zarambaud n'était qu'en "liberté
provisoire", après avoir été
arrêté en septembre 2001 et entendu par la
Commission mixte d'enquête judiciaire
chargée de faire la lumière sur le putsch
manqué.
- Proche de l'ex-président André
Kolingba, accusé par Bangui d'être
l'instigateur du coup d'Etat manqué du 28 mai, Me
Zarambaud avait été remis en
"liberté provisoire" le 11 décembre.
L'avocat s'était vu dans un premier temps
reprocher, comme incitant "à la haine et à
la violence", des articles de presse dans lesquels il
dénonçait le caractère
inconstitutionnel et illégal de cette Commission
présidée par le procureur Bindoumi, avant
d'être accusé d'être le "cerveau du
coup d'Etat". Il ne figure toutefois pas parmi les
accusés à ce procès, entamé
le 15 février et qui devait s'achever avant le 30
mars prochain.
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