N° 250
du 24/05/2002

Centrafrique


Radié de l’armée,
l’opposant Charles Massi dénonce “une mesure de rétorsion”

L’opposant centrafricain Charles Massi, radié de l’armée et cassé de son grade de commandant au rang de soldat de 2ème classe par le président Ange-Félix Patassé, a dénoncé le 10 mai dans un communiqué “une mesu re de rétorsion”.
“Cette décision injustifiée (...) n’est qu’une mesure de rétorsion pour la création, le 25 mars 2002 à Paris, du Front pour la restauration de l’unité nationale et de la démocratie (FRUD) que le président Patassé assimile à une +bande d’apprentis terroristes et députés déserteurs+”, indique ce communiqué.
Militaire jouissant d’une mise en disponibilité en raison de ses activités politiques, Charles Massi, député à l’Assemblée nationale, est président du Forum pour la Démocratie et la Modernité (FODEM) .
Passé à l’opposition en 1998, il vit depuis début 2001 en France pour des raisons de santé et y a créé le FRUD, un mouvement appelant à un regroupement des partis politiques de l’opposition. “En réalité, ce qui dérange et angoisse le président Patassé, c’est la présence dans le bureau du FRUD de l’adjudant Isidore Dokodo, qui fut mon geôlier au camp Kassaï, lors de la mutinerie de mai 1996 (...)”, estime M. Massi.
“Le fait même que je me retrouve en compagnie de M. Dokodo est la meilleure preuve que les Centrafricains savent tourner la page d’un passé révolu, ce que le président Patassé n’a toujours pas compris et qui vaut à la Centrafrique de vivre dans l’instabilité politique permanente”, a-t-il ajouté. “Enfin, ce qu’un décret présidentiel a cassé, un autre peut le rétablir”, conclut le communiqué.


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