- Plus des deux tiers des quelque 82 présumés auteurs ou complices du coup dEtat manqué du 28 mai 2001 ont déjà été entendus par la Cour criminelle de la République centrafricaine (RCA).
La Cour a examiné le 9 septembre le cas de cinq militaires et dun civil, accusés datteinte ou complicité datteinte à la sûreté intérieure de lEtat, et de désertion en temps de crise.
Les militaires, un sous-officier et quatre soldats, qui avaient mis trois semaines à regagner leurs casernes après la tentative de putsch, ont plaidé non coupable, soulignant labsence de mesures de leur hiérarchie pour faciliter leur retour et la menace dexactions commises par les troupes loyalistes.
Le civil, arrêté en juin 2001 pour être en possession dune lettre écrite par un officier centrafricain considéré comme un putschiste, a également plaidé non coupable, tout en reconnaissant avoir été chargé par ce dernier de remettre la lettre à sa famille, mais sans en connaître la teneur.
Il a par ailleurs expliqué à la barre avoir été menacé de mort par les militaires qui lavaient arrêté, et qui ont été jusquà organiser un simulacre dexécution pour obtenir des aveux. La Cour criminelle doit encore entendre une quinzaine dinculpés. (avec AFP)
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