N°257
du 17/10/2002

Centrafrique


Un député exilé réclame une conférence nationale de réconciliation

Le député Charles Massi, en exil en France, président du Forum pour la démocratie et la modernité (FODEM, opposition), ainsi que les deux autres signataires, ont adressé le 9 octobre une lettre au président Bongo, qui était en séjour privé en France, lui “demandant la convocation d’une conférence globale sans exclusive”, pour la relance du dialogue en Centrafrique.
La conférence devrait regrouper, selon eux, “la mouvance présidentielle et l’opposition, les groupes militaires de l’extérieur, les organisations syndicales et la société civile, afin de définir les bases d’une réconciliation nationale véritable”.
Cette conférence est aujourd’hui rendue possible, selon les trois signataires, par les conclusions du sommet des chefs d’Etat du 2 octobre à Libreville, organisé à l’initiative du président Bongo, et la confirmation par le ministre libyen de l’Union africaine, Ali Triki, du retrait des soldats libyens déployés à Bangui.
Le sommet de Libreville a débouché sur l’annonce de l’envoi en République centrafricaine d’une force multinationale africaine, afin de mettre un terme à la crise frontalière avec le Tchad, où s’est réfugié depuis novembre 2001 l’ancien chef d’état-major de l’armée centrafricaine, le général François Bozizé, soupçonné d’avoir comploté contre le président Ange-Félix Patassé. Ce contingent devra également assurer la sécurité du président centrafricain, qui, depuis la tentative de putsch du 28 mai 2001, est protégé par des soldats libyens.
La Cour criminelle de Bangui a condamné à mort par contumace Charles Massi pour sa participation à ce coup d’Etat manqué.
Les deux co-signataires du communiqué, également basés en France, sont MM. Simon-Pierre Koyt et Jean-Charles Bandio-Bho, respectivement présentés comme les représentants du Front patriotique pour le progrès (FPP, opposition) et de la “société civile”.

Retour au sommaire CENTRAFRIQUE

Retour Home