- Le colonel centrafricain Abdoulaye Miskine, considéré par NDjamena comme un ex-rebelle tchadien, est arrivé le 5 novembre à Lomé en provenance de Bangui.
Le départ de Centrafrique du colonel Miskine constituait lun des éléments-clés de laccord de Libreville conclu le 2 octobre par les chefs dEtat dAfrique centrale en vue de désamorcer la crise persistante entre Bangui et NDjamena.
Le gouvernement tchadien, que Bangui accuse dêtre impliqué dans la dernière tentative de coup dEtat, reprochait à Miskine davoir commis depuis un an des exactions contre des ressortissants tchadiens au nord de la Centrafrique.
NDjamena lui impute également la responsabilité des massacres de 150 civils tchadiens, le 31 octobre dernier à Bangui, au lendemain de léchec de loffensive des hommes de lancien chef détat-major centrafricain François Bozizé.
Les autorités centrafricaines ont démenti lexistence de tels massacres.
Avant ces événements, Miskine avait été chargé par les autorités centrafricaines de sécuriser sa frontière nord, limitrophe du Tchad.
Le président Patassé lui a rendu hommage avant son départ en exil pour le Togo. M. Patassé a qualifié dinjustice le départ forcé de lhomme quil avait chargé depuis un an de sécuriser la frontière de la RCA avec le Tchad.
Léloignement dAbdoulaye Miskine de la RCA a été accepté par M. Patassé le 2 octobre à Libreville lors dun sommet de chefs dEtats dAfrique centrale destiné à apaiser les tensions entre le Tchad et la Centrafrique.
Il ma été demandé par mes pairs de faire un effort pour sauver la face du président (tchadien Idriss) Deby, jai accepté ce sacrifice mais cest de linjustice, a martelé le président centrafricain lors dune cérémonie à sa résidence privée.
M. Patassé a réaffirmé quil y a avait eu une confusion didentité et que Koumtan Madji Martin quon a surnommé Miskine est centrafricain et na rien à voir avec le fameux Miskine dénoncé par le Tchad.
Il a remis à ce dernier la cravate de commandeur dans lOrdre du mérite centrafricain et la remercié davoir accepté de quitter la RCA pour le Togo, pays où, a-t-il rappelé, il a vécu lui-même même dix ans en exil sous le règne de son prédécesseur André Kolingba.
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