- LAction des chrétiens pour labolition de la torture en Centrafrique (ACAT-RCA) a demandé au gouvernement centrafricain de mettre en place un fonds dindemnisation des victimes de la torture infligée à la population ces dernières années par des hommes en armes.
«Depuis les soubresauts militaro-politiques de 1996, parachevés par le coup dEtat du 15 mars dernier, le citoyen centrafricain est victime de souffrances aiguës, physiques ou mentales, infligées par les forces de lordre sur le théâtre des opérations», écrit lACAT.
Au nombre de ces forces armées, lassociation cite «les mutins (en 1996-1997), les éléments de lancienne Unité de sécurité présidentielle (USP), les Banyamulengue, les patriotes et libérateurs tchadiens».
«Des atteintes à lintégrité physique, viols, vols, sévices, massacres, pillages, braquages, sont luvre de ces forces», précise lACAT-RCA. LUSP était la garde prétorienne de lancien président Patassé. Suite à deux tentatives de coup dEtat en mai 2001 et octobre 2002, ce dernier avait fait appel à des rebelles congolais, communément appelés Banyamulengue par la population.
Enfin, les «patriotes et libérateurs» sont les rebelles qui ont accompagné le général François Bozizé vers Bangui jusquau renversement du président Patassé.
Selon lassociation de défense des droits de lhomme, «larticle 6 de lActe constitutionnel n°1 du 15 mars 203, reconnaît aux traités et conventions régulièrement ratifiés une force supérieure aux textes nationaux».
En conséquence, lACAT demande «au gouvernement ainsi quà tous les autres organes de la transition (issus du coup dEtat du 15 mars) de tout mettre en uvre pour linsertion effective, dans lordre juridique interne, des dispositions de ces instruments internationaux».
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