- Des responsables accusés à la suite Effectuée sur instructions présidentielles par lInspection générale dEtat (IGE), cette mission a fait suite aux graves problèmes de gestion observés dans le fonctionnement de la société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL), la société de lénergie centrafricaine (ENERCA), et la société de distribution deau en Centrafrique (SODECA).
«Les différentes opérations de contrôle ont permis de mettre en exergue un certain nombre dirrégularités, lesquelles ont donné lieu à lélaboration de trois rapports déjà remis à qui de droit», a déclaré jeudi, lors dun point de presse, le général de brigade Gabriel Fio Ngaïndiro, Inspecteur général dEtat.
Concernant lENERCA, «les anomalies de gestion sont essentiellement liées aux actes posés par lAssemblée générale, par le Conseil dAdministration ou par lAdministrateur délégué», a-t-il précisé. Ces actes consistaient à faire sortir frauduleusement des fonds et ont entraîné une perte de 12 Mds FCFA (18,20 M EUR) au détriment de lENERCA, a-t-il dit.
LENERCA ne disposait pas de livres comptables ou de livres de comptes bancaires. En conséquence, les états financiers pour les exercices 2001 et 2002 nont pu être produits.
A la SOCATEL, a poursuivi linspecteur, «sur 6 Mds FCFA (9,15 M EUR) devant être recouvrés en 2002, 3 Mds FCFA (4.57 M EUR), soit 50%, ont été recouvrés, mais les primes de rendement ont été versées aux agents de recouvrement, même pour ces résultats déficitaires».
A la SODECA, selon lInspecteur général dEtat, «le Conseil dAdministration a prévu lallocation de primes de responsabilités à deux anciens directeurs et certaines personnalités ont bénéficié de la gratuité de branchement pour une valeur de 27 M FCFA» (41.160 EUR)
«Des avances de salaires accordées pour une valeur de 43 M FCFA (65.550 EUR) nont pas encore été recouvrées et la caissière principale pratiquait des prêts dargent sur la caisse du personnel», a encore affirmé le général Ngaïndiro. (afp)
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