- Les évêques centrafricains ont dénoncé la persistance de zones de «non droit» dans larrière-pays, où la population se terre toujours en brousse pour échapper à «des bandes armées non identifiées». «La partie septentrionale du pays, celle qui jouxte le Tchad, est devenue (...) une véritable zone de non droit où la population se terre en brousse pour se mettre à labri» des exactions perpétrées par «des bandes armées non identifiées qui continuent de tuer, de piller et saccager en toute impunité», a déclaré le président de la conférence épiscopale.
Reçu par le président Bozizé, Mgr Paulin Pomodimo a lu cette déclaration radiotélévisée en présence du chef de lEtat.
«Labsence des autorités en ces localités lourdement meurtries pendant la longue marche des rebelles vers Bangui a fini par susciter chez ces gens la cruelle impression davoir été totalement abandonnés à leur sort: les braquages, les pillages, les viols sont devenus le lot quotidien des habitants de larrière-pays», a déploré le prélat.
Dans ces provinces, notamment lOuham, lOuham-Pendé, Nana-Mambéré, Nana Gribizi, Kémo, les préfets et sous-préfets, bien que nommés depuis des semaines par le nouveau pouvoir, ne sont toujours pas sur place.
Si «la sécurité revient petit à petit à Bangui», «votre uvre de libération, mon général, ne sera complète que lorsque vous aurez reconquis et sécurisé tout larrière-pays», a conclu Mgr Pomodimo à ladresse du président Bozizé.
En dehors des habitants des villes et des villages qui se sont réfugiés en brousse, on dénombre actuellement 41.000 réfugiés centrafricains au Tchad. Il sagit pour la plupart des habitants des localités du nord ayant fui les combats en début dannée entre les partisans du général Bozizé et ceux de Patassé, appuyés par les rebelles du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.
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