- Le président déchu centrafricain Ange-Félix Patassé et le ministre centrafricain des Affaires étrangères (AE) du nouveau régime, Karim Meckassoua, se sont rencontrés le 7 juillet à Lomé, à linitiative du président togolais Gnassingbé Eyadema. Il sagissait de la première rencontre entre le président centrafricain renversé, en exil depuis lors au Togo, et un représentant du nouveau régime.
M. Patassé, «qui avait toujours contesté notre légalité, ma reçu en tant que ministre des Affaires étrangères», a tenu à souligner le chef de la diplomatie centrafricaine qui a remis au général Eyadema un message du président centrafricain François Bozizé, demandant «indulgence et compréhension» pour le coup détat du 15 mars.
De retour à Bangui, Karim Meckassoua a estimé que «les «velléités déstabilisatrices» de Patassé, sont «réelles» mais quil ne faut pas les exagérer. «Quand on apprend que Abdoulaye Miskine (militaire proche de M. Patassé) sest rendu à Cotonou pour rencontrer des opposants, ou quand on intercepte des communications de militaires se disant partisans de Patassé qui promettent à nos forces quils seront bientôt à Bangui, ce sont là des velléités», a estimé le chef de la diplomatie.
«Mais je ne pense pas que M. Patassé puisse aujourdhui attaquer la RCA à partir dun pays voisin», a-t-il ajouté, affirmant: «le Soudan, le Tchad, le Cameroun, la RDCongo, sont des pays voisins qui nous soutiennent, et qui nous aident».
Evoquant sa visite à Lomé, il a déclaré que cette étape avait notamment pour objectif dobtenir le «bienveillant concours» du président Eyadéma «à lextinction des velléités destabilisatrices de M. Patassé».
«Lancien président Patassé, a assuré le ministre, a pris à cette occasion, en présence du président Eyadéma, des engagements que jai transmis au président de la République», le général François Bozizé.
M. Patassé, a poursuivi M. Meckassoua, sest ainsi engagé à ne «plus bouger. Cest ainsi quil nest pas allé à Maputo (au sommet de lUnion africaine) comme il se proposait de le faire».
|