- Un journaliste recherché
après la mise en cause dun Tchadien proche de Bozizé
- Le directeur de publication du journal «les collines du Bas-Oubangui», Faustin Bambou, se cache depuis début juillet car il est recherché après avoir publié un article mettant en cause un Tchadien proche du président autoproclamé François Bozizé.
«Selon des informations vérifiées en ma possession, une convocation qui mest adressée se trouve à limprimerie et je suis recherché à travers la ville. Si bien que je suis obligé de me cacher», a déclaré à lAFP M. Bambou.
Dans son numéro 50, le journal avait comparé le rôle joué en ce moment par Mahamat Youssouf, un homme daffaires tchadien se présentant comme un ami personnel du général Bozizé, avec celui joué par le beau-frère togolais de lancien président Ange-Félix Patassé, qui contrôlait dimportantes zones diamantifères.
Le journal mettait à ce sujet en garde le nouveau régime contre toute dérive susceptible dentacher «la crédibilité» de la présidence centrafricaine.
En exil pendant deux ans à la suite de la tentative de coup dEtat de mai 2001 revendiquée par lancien président, le général André Kolingba, M. Bambou est rentré à Bangui après le récent changement de pouvoir.
- Arrestation puis libération
du directeur de publication du quotidien Le Démocrate
Le directeur de publication du quotidien Le Démocrate, Ferdinand Samba, a été remis en liberté le 15 juillet, après quatre jours de détention au commissariat du port à Bangui.
Ferdinand Samba avait été arrêté afin de permettre «lidentification» des auteurs des exactions commises à Kaga Bandoro, à 400 km au nord de Bangui.
Dans un article intitulé «Kaga Bandoro: le Front populaire de libération passe à lattaque», Le Démocrate avait révélé que «les éléments du fantomatique Front de libération du peuple centrafricain (FLPC), créé par Patassé depuis Lomé, son lieu dexil, ont surpris tôt le matin du jeudi 3 juillet 2003, la population de la ville de Kaga Bandoro».
Le journal avait ajouté que «les éléments du FLPC, appuyés et entraînés par lArmée nationale de résistance (ANR), mouvement tchadien politico-militaire opposé à (au président tchadien Idriss) Déby, ont attaqué les forces loyalistes à Kaga Bandoro, faisant une trentaine de morts».
Selon la police, les auteurs de cette attaque étaient des «éléments incontrôlés tchadiens et centrafricains».
Un journaliste condamné à six mois de prison ferme
Enfin, Michel NGokpélé, directeur de publication du journal Le quotidien de Bangui, a été condamné le 3 juillet à six mois de prison ferme pour «diffamation par voie de presse et incitation à la haine ethnique». Détenu depuis le 18 mai dernier à la prison de Mbaïki, M. NGokpélé a également été condamné par le tribunal correctionnel de cette ville située à 105 km au sud de Bangui à verser un franc symbolique de réparation à Thomas dAcquin Koyazégbé, médecin chef de lhôpital de cette localité quil avait mis en cause.
Michel NGokpélé, également secrétaire général du groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC), était poursuivi pour avoir publié un article dans lequel il accusait de détournements le Dr Thomas dAcquin Koyazégbé.
Le procureur de Mbaïki avait requis contre lui une peine de trois mois de prison ferme.
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