N° 278
du 03/10/2003

Centrafrique


Bozizé candidat à sa succession ?

Le chef de l’Etat, le général François Bozizé, a dénoncé «la mesquinerie» de ceux qui veulent l’exclure de l’élection présidentielle prévue fin 2004, tout en refusant de dévoiler ses intentions. A la tête d’un régime de transition associant tous les partis politiques, depuis son coup d’Etat du 15 mars contre le président Ange-Félix Patassé, M. Bozizé avait jusqu’alors assuré qu’il se retirerait après la transition, sauf si le peuple lui demandait ardemment de briguer la magistrature suprême.
A la question «Serez-vous candidat?», il a répondu: «La transition est importante pour l’avenir. Mieux vaut s’y consacrer totalement que de répondre à cette question par oui ou pas non, ce qui risquerait de déstabiliser la transition».
Des délégués au Dialogue national de réconciliation, qui se tient actuellement à Bangui, se sont prononcés pour le vote d’une recommandation qui interdirait à M. Bozizé et à son Premier ministre Abel Goumba d’être candidats à la présidentielle, pour garantir l’équité de cette consultation.
«Est-ce une question démocratique? Pourquoi vouloir écarter les uns et les autres, alors que nous ne sommes même pas en campagne électorale, que la Constitution n’est pas votée», a réagi M. Bozizé. «Voilà encore une preuve de la mesquinerie de certains politiciens. La démocratie, c’est la chose de tout le monde», a-t-il poursuivi.


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