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Le chef de l’Etat, le
général François Bozizé, a dénoncé
«la mesquinerie» de ceux qui veulent l’exclure de l’élection
présidentielle prévue fin 2004, tout en refusant de dévoiler
ses intentions. A la tête d’un régime de transition
associant tous les partis politiques, depuis son coup d’Etat du
15 mars contre le président Ange-Félix Patassé,
M. Bozizé avait jusqu’alors assuré qu’il se
retirerait après la transition, sauf si le peuple lui demandait
ardemment de briguer la magistrature suprême.
A la question «Serez-vous candidat?», il a répondu:
«La transition est importante pour l’avenir. Mieux vaut s’y
consacrer totalement que de répondre à cette question par
oui ou pas non, ce qui risquerait de déstabiliser la transition».
Des délégués au Dialogue national de réconciliation,
qui se tient actuellement à Bangui, se sont prononcés pour
le vote d’une recommandation qui interdirait à M. Bozizé
et à son Premier ministre Abel Goumba d’être
candidats à la présidentielle, pour garantir l’équité
de cette consultation.
«Est-ce une question démocratique? Pourquoi vouloir écarter
les uns et les autres, alors que nous ne sommes même pas en campagne
électorale, que la Constitution n’est pas votée»,
a réagi M. Bozizé. «Voilà encore une preuve
de la mesquinerie de certains politiciens. La démocratie, c’est
la chose de tout le monde», a-t-il poursuivi.
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