N° 278
du 03/10/2003

Centrafrique


La justice classe la plainte de Patassé contre Bozizé

La justice centrafricaine a classé sans suite la plainte de l’ex-président Ange-Félix Patassé contre l’actuel chef de l’Etat, François Bozizé, en raison de l’immunité présidentielle, a annoncé le parquet de Bangui.
«Conformément aux dispositions de l’acte constitutionnel n°1 du 15 mars, le général de division François Bozizé assume les fonctions de président de la République chef de l’Etat (...) Or, selon la jurisprudence constante ainsi que la doctrine solidement établie, tout chef d’Etat en exercice ne peut faire l’objet d’une poursuite pénale», a précisé le tribunal.
Le 26 août, le procureur du tribunal de Grande Instance de Bangui, Firmin Féïndiro, avait annoncé qu’un mandat d’arrêt international était délivré depuis le 22 août contre l’ex-président Patassé vivant en exil auTogo, notamment pour avoir détourné une somme estimée provisoirement à 70 milliards de F CFA.
Cette annonce a été suivie quelques jours après d’une plainte contre le président Bozizé par l’ancien président Patassé pour «usurpation de la souveraineté nationale par coup d’Etat».
La plainte de M. Patassé visait également le Tchad «pour agression caractérisée contre la République centrafricaine», et les Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), à l’exception de la Guinée équatoriale, pour «complicité active d’agression» contre la RCA.
Selon le parquet de Bangui, «M. Ange-Félix Patassé ne dispose d’aucune légitimité et ne peut se prévaloir d’une Constitution qui a été déjà suspendue. Fort de tout ce qui précède, sa plainte est classée sans suite».


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