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Les évêques centrafricains
ont dénoncé les nombreuses exactions des «hommes armés
et en tenue» depuis le coup d’Etat du général
Bozizé, dans un message publié le 13 janvier à
l’issue de la conférence épiscopale à Bimbo,
au sud de Bangui.
«Dans les villes, sur les routes, dans l’arrière-pays,
des hommes armés et en tenue imposent leur loi», ont déploré
les évêques centrafricains après leur conférence
qui s’est tenue du 2 au 11 janvier.
«Avec vous, nous avons pensé que les violences et les exactions
subies pendant les évènements qui ont précédé
et accompagné le changement de régime allaient cesser. Hélas,
nous devons tous et tous les jours, faire face à de multiples tracasseries,
sinon à de graves dangers», ont-ils ajouté.
«Il est temps d’ouvrir le pays à un avenir meilleur,
quant à la sécurité, au développement intégral,
au sens de la Nation, et à l’engagement civique», ont-il
poursuivi tout en déplorant le manque de structures hospitalières
et scolaires.
Lors de la présentation des vœux du clergé, le 9 janvier,
l’archevêque de Bangui, également président
de la conférence épiscopale de Centrafrique, avait estimé
que des progrès notables avaient été faits pour endiguer
l’insécurité généralisée en Centrafrique.
Mais Mgr Paulin Pomodimo avait tenu à rappeler
que des violences «perpétrées contre la population,
par les hommes en tenue» persistaient en province.
Pour mémoire : le 2 janvier, un adolescent a été
mortellement blessé par un garde du corps de Mme Monique Bozizé,
l’épouse du président qui a ces derniers temps radié
et ordonné le déferrement devant la justice de plusieurs
militaires coupables d’exactions.
Le secrétaire général des Nations unies,
Kofi Annan, s’était déclaré le 8 janvier
«gravement préoccupé par la recrudescence des actes
de viols, de braquages et d’atteintes au droit à la vie perpétrés
dans l’arrière pays et à Bangui».
«La maîtrise de la situation sécuritaire demeure un
préalable incontournable au fonctionnement normal de l’Etat,
au bon déroulement de la transition et à l’organisation
des prochaines consultations électorales», avait souligné
le secrétaire général. |