N° 290
du 23/03/2004

Centrafrique

Les deux frères Yalo libérés après un non-lieu
Le colonel Danzoumi Yalo, ex-responsable de la sécurité rapprochée de François Bozizé, et son frère aîné Sani, tous deux arrêtés en décembre 2003, ont été libérés le 11 mars après avoir bénéficié d’un non-lieu, a annoncé l’un de leurs avocats, Me Mathias Morouba. Me Morouba a également précisé que Sani Yalo n’était pas assigné à résidence.
Les deux frères Yalo avaient été accusés de complot contre le régime au moment de leur arrestation, avant que le procureur n’évoque une affaire de détention illégale d’armes de guerre. Aucune inculpation formelle n’avait toutefois été prononcée à leur encontre depuis leur arrestation.
Sani Yalo, homme d’affaires, a salué «l’indépendance de la justice» et s’est dit victime de «fiches mensongères». Il faut, a-t-il dit, noter «aussi la sagesse du chef de l’Etat qui ne s’est pas du tout impliqué dans cette affaire, pour laisser libre cours à l’instruction et qu’elle se fasse conformément à la loi».
«Les fiches mensongères, continueront de créer des problèmes à de paisibles citoyens aussi longtemps qu’elles seront encore prises en compte par les autorités» a-t-il dénoncé, ajoutant «Je ne reconnais pas avoir commis un acte délictueux».
Son frère Danzoumi Yalo alias «colonel Daz» n’a pas souhaité s’exprimer, se disant «tenu par l’obligation de réserve qui caractérise tout militaire».
Le colonel Yalo était le bras droit de M. Bozizé du temps où il dirigeait la rébellion qui l’a porté au pouvoir, puis avait pris la tête de sa sécurité rapprochée jusqu’à son arrestation.
Son frère avait été impliqué en 1999, sous le précédent régime, dans un scandale financier, l’affaire «Zongo-Oil», une fraude fiscale et douanière qui selon la justice, avait fait perdre au moins 4 milliards FCFA (6 millions d’euros) à l’Etat.

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