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| La communauté internationale
doit agir immédiatement pour stabiliser la situation politique et
économique en Centrafrique si elle veut éviter une catastrophe
humanitaire beaucoup plus coûteuse à terme dans ce pays, a
averti le 17 mars le conseiller humanitaire spécial de l’ONU
pour ce pays, Ramiro Lopes da Silva, expert basé
à Genève. «C’est la dernière opportunité d’agir avant qu’on ait vraiment l’anarchie et une catastrophe humanitaire. Autrement, la communauté internationale sera forcée d’intervenir plus tard, pour un coût beaucoup plus élevé», a-t-il averti lors d’un point de presse. Selon Ramiro Lopes qui s’est appuyé sur une étude en cours du PNUD, «la situation se dégrade tous les jours» dans ce pays où environ 95% de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté d’un dollar par jour, contre 67% en 2000. Un an après le coup d’Etat qui a porté François Bozizé au pouvoir, les campagnes continuent à être écumées par les bandes armées «qui pillent les villages et harcèlent la population», a-t-il souligné. Dans ce contexte, «l’administration s’est effondrée, elle est totalement absente en zone rurale», au détriment notamment du système de santé. M. Lopes da Silva, qui s’est entretenu dans la journée à Genève avec les pays donateurs, a rappelé que l’Onu avait lancé en novembre dernier un appel pour 16,8 millions de dollars en faveur du Centrafrique. «La réponse a été maigre: seule la Suède a offert 700.000 dollars», a-t-il déploré. L’Onu a besoin d’urgence de 6 millions de dollars pour pouvoir vacciner les enfants. |
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