- La Belgique a
plaidé le 18 octobre devant la Cour internationale
de justice (CIJ) la légalité de son mandat
d'arrêt contre l'ancien ministre des Affaires
étrangères congolais Abdulaye
Yerodia, ainsi que l'irrecevabilité de la
plainte déposée par la République
démocratique du Congo.
- M. Yerodia, qui n'occupe plus de poste
ministériel, est poursuivi en Belgique en vertu
d'une loi de 1993 sur les crimes de guerre et de
génocide.
- Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt
international lancé par Bruxelles pour avoir tenu
des propos incitant à la haine raciale contre les
rebelles tutsis au début de la guerre en 1998 au
Zaïre, devenu ensuite la République
démocratique du Congo (RDC).
- Selon le ministre congolais de la Justice Ngele
Masudi, présent lors des plaidoiries, "le
mandat d'arrêt belge est illégal
internationalement et cause un préjudice au Congo
qui doit être réparé".
- "M. Yerodia n'occupe plus de fonction
ministérielle, il n'y a par conséquent plus
de litige", a pour sa part jugé lors de sa
plaidoirie l'agent de la Belgique, Me Daniel Betlehem.
- La Belgique a par conséquent demandé
à la Cour de se déclarer
incompétente pour juger la plainte de la RDC.
- D'autre part, selon le professeur Eric David, le
mandat d'arrêt belge est légal,
contrairement aux arguments avancés par la RDC.
- "Il est conforme au droit international, et
l'immunité ministérielle (dont
bénéficiait M. Yerodia) ne met pas l'auteur
de crimes à l'abri du droit international", a
déclaré M. David à la Cour.
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