N° 251
du 18/06/2002

RD Congo


Exécutions sommaires après une “mutinerie” à Kisangani
Les rebelles du RCD sur la sellette

Un nombre indéterminé de victimes ont été sommairement exécutées par les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) dès le 14 mai, pendant des violences à Kisangani, consécutives à une mutinerie, selon divers témoignages.
Pendant deux jours, près du pont sur la rivière Tchopo, des civils, policiers ou officiels y ont été méthodiquement égorgés, mutilés et jetés à l’eau par les hommes du RCD, en représailles de ce qu’ils ont qualifié de “tentative de mutinerie” contre leurs autorités locales, a affirmé à l’AFP un témoin, un riverain, réquisitionné par les rebelles.
Le bilan exact des représailles de la “mutinerie” du 14 mai à Kisangani n’est pas encore connu. Toutes les sources indépendantes, dont l’Eglise, font état d’un bilan provisoire de près de 200 morts.
La Mission d’observation des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC) “n’a aucune preuve” de la participation de l’armée rwandaise aux événements de Kisangani (nord-est), a déclaré à Kigali le chef des forces de la MONUC, le général Mountaga Diallo.
Le gouvernement de Kinshasa, l’Union européenne et la France avaient accusé le Rwanda d’avoir participé à ces violences.


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