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Le Conseil de sécurité de lONU a renouvelé le 14 juin la mission de lONU en République démocratique du Congo (MONUC) pour une année supplémentaire, en remettant à plus tard son éventuel renforcement. Le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan avait prévenu le Conseil que sans troupes supplémentaires, la MONUC ne pourrait pas commencer le désarmement de la rébellion.
Il a proposé de porter son effectif à 5.937 hommes, soit 400 de plus. Depuis sa mise en place en décembre 1999, la mission a déployé 450 observateurs militaires, soutenus par 3.354 officiers et soldats assurant leur protection.
Dans une résolution adoptée à lunanimité, le Conseil a étendu le mandat de la MONUC jusquà fin juin 2003. Il a aussi rappelé quil avait posé des conditions en novembre qui devront être remplies avant que la MONUC puisse passer à sa prochaine phase daction.
Parmi ces conditions figure la demande de plans détaillés dun retrait complet de toutes les forces étrangères de la RDC et la démilitarisation de Kisangani (est), sous contrôle rebelle.
Le Conseil de sécurité avait aussi demandé linstauration dun dialogue direct entre les gouvernements de Kinshasa et de Kigali (principal soutien de la rébellion).
Le Conseil a également annoncé avoir pris note de lidée dun rideau de troupes le long des frontières orientales de la RDC pour permettre aux armées étrangères de se retirer dans de bonnes conditions.
Cette idée avait été proposée lors dune mission du Conseil de sécurité dans la région des Grands Lacs, en avril et mai, menée par lambassadeur français à lONU, Jean-David Levitte.
Le Conseil a précisé que la MONUC pouvait aider à donner corps à cette idée, en vue dappuyer éventuellement sa concrétisation, y compris par lenvoi dobservateurs, si les deux parties le lui demandaient.
LUruguay est le premier contributeur à la MONUC avec 1.150 hommes, suivi par le Maroc (619), le Sénégal (494), le Ghana (419) et la Tunisie (279).
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