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Au moins 200 personnes ont été massacrées à la mi-mai à Kisangani, après une tentative manquée de soulèvement, a indiqué le 16 juillet Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de lHomme. Dans un rapport, Mme Robinson établit clairement que les membres de la Mission de lONU en république démocratique du Congo (MONUC) qui se trouvaient sur place ne sont pas physiquement intervenus, contrairement aux espoirs de la population, pour faire cesser les exactions.
Et dans sa première recommandation au Conseil de sécurité, elle rappelle que le paragraphe 7 de la résolution 1417 (du 14 juin 2002) demande à la MONUC dassurer la protection des civils sous la menace immédiate de violences physiques.
Le Conseil de sécurité, souligne également Mme Robinson, doit identifier les moyens permettant dassurer une protection effective des civils en RD Congo. Mme Robinson, qui sadressait au Conseil de sécurité réuni à huis clos, a estimé que la situation à Kisangani est toujours instable.
Kisangani, ville de près dun million dhabitants, est contrôlée par le RCD-Goma qui refuse de lévacuer.
Le texte de Mary Robinson, aux termes inhabituellement précis et direct pour ce genre de document, fait porter la responsabilité du massacre aux autorités du Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma, (RCD-Goma).
Selon ce rapport, établi à la suite dune visite sur place de Asma Jahangir, du Haut commissariat pour les droits de lHomme, le massacre a suivi un appel à la radio de Kisangani le 14 mai demandant à la population de se soulever contre les envahisseurs rwandais.
Le rapport établit que 103 civils et 60 policiers et militaires ont été sommairement exécutés et 20 corps supplémentaires ont été vus flottant dans une rivière.
Le RCD-Goma a exigé une contre-enquête de lONU sur cette affaire. Nous rejetons les conclusions de lenquête présentée par Mary Robinson, et nous exigeons une contre-enquête indépendante pour rétablir la vérité sur les événements, a déclaré le secrétaire général du RCD, Azarias Ruberwa. Lexpert de lONU nest restée à Kisangani que 48 heures pour son enquête, ce qui est insuffisant pour établir quil y a eu massacres, quil y a eu 200 morts et ques les autorités du RCD sont directement responsables, sest défendu le responsable rebelle. Le rapport du RCD a reconnu quil y a eu 41 morts, a-t-il par ailleurs rappelé.
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