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Sitôt laccord de Pretoria signé, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe de rebelles extrémistes hutus rwandais implantés en RD Congo, se sont déclarées dans un communiqué opposées à cet accord quelles considèrent comme une manuvre dilatoire. Et ce, aussi longtemps que le gouvernement de Kigali naura pas accepté un retrait sans condition de ses troupes de la RDC, selon ce communiqué. Les FDLR ont accepté volontairement darrêter les combats, de démobiliser et de désarmer une partie de leurs combattants regroupés à Kamina, rappelle le communiqué, signé depuis Vienne du porte-parole de cette organisation, Alexis Nshimyimana. En novembre 2001, près de 1.700 combattants hutus rwandais se réclamant des FDLR avaient déposé les armes. Ils avaient été regroupés et désarmés en novembre 2001 par le gouvernement congolais sur la base militaire de Kamina (sud-est de la RDC).
En conclusion, lorganisation hutu souligne que le président de la RDC, Joseph Kabila, doit se rappeler que les FDLR ont combattu aux côtés de larmée congolaise sur linvitation du gouvernement de la RDC. Les FDLR ont signé le 27 mars dernier une alliance avec deux autres partis dopposition rwandais en exil, formant lAlliance pour la démocratie et la réconciliation (ADRN-Igihango). Cette alliance a suscité beaucoup de polémique au sein de lopposition en exil, notamment à cause de la présence dans les rangs des FDLR de personnes recherchées pour leur participation présumée au génocide de 1994 qui a fait un million de morts.
Par ailleurs, une tribu de la province de lIturi, dans le nord-est de la RD Congo, a demandé le démantèlement immédiat des groupes extrémistes hutus rwandais dans cette région. Dans le cadre de laccord de paix de Pretoria, les Hema demandent le démantèlement immédiat et la neutralisation des 500 Interahamwe aujourdhui présents dans lIturi, a déclaré à Bukavu (est) le porte-parole des Hema, selon qui 300 Interahamwe se trouvent actuellement à Bunia, et 150 autres dans la périphérie de la ville, dans le village de Mongwalu.
Au sud-Kivu, les Interahamwe ont aussi fait parler deux. Au moins 8 civils ont été tués depuis le 29 juillet dans des pillages menés par des centaines de ces extrémistes hutus rwandais, qui ont de leur côté perdu trois hommes, dans la province du Sud-Kivu. Le village de Nyabibwe, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Bukavu (capitale du Sud-Kivu), a été pillé dans la nuit du 28 au 29 juillet par plus de 500 Interahamwe, accompagnés dun grand nombre de femmes et denfants, venus de la forêt voisine de Biriro, selon la radio locale indépendante Mandeleo. Les assaillants, dont la plupart portaient des tenues militaires, étaient armés denviron 80 fusils dassaut.
La même nuit, une personne a été tuée au cours dune autre tentative de pillage dans le village de Kamakombe, à 3 kilomètres de laéroport de Bukavu. Lhomme, qui tentait dempêcher lenlèvement de sa fille, a été massacré à la machette, selon radio Mandeleo. Au moins trois personnes ont été kidnappées par les assaillants hutus rwandophones.
Toujours dans la même région, des Interahamwe venus du parc naturel de Kahuzi-Biega ont attaqué, le 30 juillet au soir, six petites localités du territoire de Kabare, pillant tous les biens des villageois.
Plusieurs sources au sein de la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) à Bukavu ont fait état dune forte concentration de combattants Interahamwe, accompagnés de leur famille, dans les forêts de cette région, en particulier dans le parc naturel de Kahuzi-Biega.
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