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Le gouvernement rwandais a appelé les autorités congolaises à démanteler le leadership des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, opposées au régime de Kigali) au lendemain dune rencontre à Kinshasa avec des responsables congolais. Nous leur avons clairement demandé de démanteler le leadership des FDLR avant de désarmer les troupes de ces mêmes FDLR, a déclaré le secrétaire général au ministère rwandais des Affaires étrangères, Joseph Mutaboba qui faisait partie dune délégation gouvernementale rwandaise qui sest rendue à Kinshasa dans le cadre dune mission dévaluation de lapplication de laccord de paix de Pretoria entre le Rwanda et la RDC, signé le 30 juillet sous médiation de lAfrique du Sud.
Organisation politico-militaire luttant contre le régime de Kigali, et dont certains membres sont soupçonnés de participation au génocide de 1994, les FDLR ont été interdites le mois dernier par le gouvernement de Kinshasa, et leurs dirigeants déclarés persona non grata en RDC.
Même si Kinshasa a fait arrêter le colonel Renzaho (ancien préfet de Kigali pendant le génocide de 1994), Kigali sétonne que son supérieur, le général Ntiwiragabo vive toujours tranquillement à Kinshasa.
Le colonel Tharcisse Renzaho, soupçonné de participation au génocide rwandais de 1994, a été arrêté par les autorités congolaises à la fin du mois dernier à la demande du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) dArusha, puis remis à ce tribunal.
Il y a dautres commandants encore actifs comme Mugaragu et Gakara, qui font partie de la garde républicaine congolaise à Kinshasa, selon M. Mutaboba, qui estime que les autorités de Kinshasa nont pas fait tout ce quelles devaient faire.
Abordant la question des dirigeants des FDLR détenus au port de Kinshasa (arrêtés alors quils tentaient de revenir clandestinement à Kinshasa depuis le Congo-Brazzaville voisin), le secrétaire général des Affaires étrangères a estimé : ils doivent retourner au Rwanda si ils sont innocents ou être transférés au tribunal dArusha si ils sont criminels. Leur offrir un corridor pour de nouvelles destinations rappelle lopération Turquoise, a-t-il ironisé.
Officiellement opération humanitaire, lopération Turquoise, menée par larmée française à partir du 14 juin 1994, avait en fait permis la fuite de nombreux responsables du génocide dans lest de la RDC.
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