N°258
du 04/11/2002

RD Congo


Kinshasa défend ses ministres
mis en cause par les experts de l’ONU

Le gouvernement a affirmé que ses ministres mis en cause dans le panel des experts de l’ONU sur le pillage des richesses du pays ont agi “dans la transparence, en qualité de mandataires de l’Etat congolais”. “L’incrimination des personnalités officielles agissant dans l’exercice de leurs fonctions résulte du mandat public qu’elles assument au nom et pour le compte de l’Etat congolais (...) souverain, devant bénéficier de tous ses attributs dont l’effectivité du gouvernement”, indique un texte signé du ministre de la Communication Kikaya bin Karubi.
Le ministre à la Présidence, Augustin Katumba Mwanke, et le ministre de la Sécurité, Mwenze Kongolo, figurent parmi les personnalités mises en cause par le rapport.
Aux experts de l’ONU qui identifient des réseaux congolais et zimbabwéens - dont une trentaine d’hommes d’affaires, hommes politiques et officiers - le communiqué du gouvernement a rétorqué que “toutes ces personnes ont été mandatées dans le cadre de la loi sur les investissements qui recommande que l’Etat soit représenté de manière symbolique dans toutes les entreprises de grande envergure”.
Pour M. Kikaya, les agissements des membres du gouvernement, “valides au regard du droit international, ne sauraient être assimilés à des actes perpétrés par les agresseurs et les insurgés, sans énerver le principe de souveraineté”.
Les troupes du Zimbabwe étaient essentiellement stationnées dans les zones diamantifères des deux provinces du Kasaï, où plusieurs mines ont été mises en exploitation au cours de ces années.
Kinshasa affirme que “tous les accords commerciaux et autres sur des concessions minières, forestières et foncières, ont été conclus en bonne et due forme selon les prescrits des lois congolaises”.
Le communiqué du gouvernement indique cependant que “les institutions congolaises compétentes, comme la Commission nationale de lutte contre la corruption et le Parquet Général de la République, sont conviées à mener leurs propres enquêtes afin d’établir toute la vérité sur le dossier”.


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