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Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a réclamé le 26/11 une enquête internationale indépendante sur les violences dAnkoro, dans le sud-est de la RD Congo où elle accuse larmée gouvernementale davoir tué des dizaines de civils. Nous condamnons ces crimes de guerre et crimes contre lhumanité perpétrés par les FAC (Forces armées congolaises) sur les populations civiles dAnkoro, a déclaré le chef du MLC, Jean-Pierre Bemba. Selon plusieurs organisations de défense des droits de lHomme, des soldats des FAC de la 93e brigade composée des bataillons +Requins+ et +Caméléons+, sous les ordres du commandant Emile auraient saccagé, pillé, incendié et tiré à coups de roquettes et lance-flammes dans un quartier nord dAnkoro. Lopération, lancée le 10 novembre, aurait fait des dizaines de victimes et quelque 75.000 déplacés, selon la Commission de vulgarisation des droits de lHomme et du développement (CVDHO), une ONG de défense des droits de lHomme. Plus de 1.200 maisons auraient été incendiées, le principal hôpital a été détruit et le dépôt des vivres destinés aux déplacés de guerre, ravitaillé par le PAM, aurait été pillé, selon la CVDHO. Située au confluent du fleuve Congo et la rivière Luvua, dans la province du Katanga, Ankoro est dans un territoire administré par le gouvernement de Kinshasa. De son côté, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a saisi le 24 novembre le Conseil de sécurité de lONU pour demander une enquête sur ces événements. | ||||
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