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LUnion des patriotes congolais (UPC), qui a repris le contrôle de la majeure partie de Bunia, est une petite rébellion majoritairement hema, lethnie minoritaire du district de lIturi, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Avant dêtre chassée de Bunia par larmée ougandaise le 6 mars, lUPC, qui venait de recruter massivement, affirmait compter entre 12.000 et 15.000 hommes. Cette estimation na jamais été confirmée de source indépendante.
Soutenue par lOuganda jusquà fin 2002, lUPC a signé en janvier dernier un accord avec le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), la plus importante rébellion congolaise, soutenue par le Rwanda.
Après ce renversement dalliance, lUPC, qui depuis septembre 2002 contrôlait la ville de Bunia avec larmée ougandaise, a demandé le retrait des militaires ougandais de cette ville.
Larmée ougandaise a, au contraire, renforcé ses effectifs. La tension entre les deux parties est montée progressivement jusquà ce que larmée ougandaise chasse lUPC de Bunia le 6 mars.
Le chef de lUPC, Thomas Lubanga, affirme avoir fondé son mouvement en septembre 2000 à Bunia. Irin, le réseau dinformation de lOnu, affirme en revanche, dans un rapport sur lIturi, que lUPC na vu le jour quen juillet 2001 et quelle na pris de limportance quun an plus tard.
Avant de former son propre mouvement, M. Lubanga, âgé dune quarantaine dannées, était commandant militaire au sein du Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML), à lépoque une rébellion proche de lOuganda, et actuellement un mouvement politico-militaire proche de Kinshasa.
Après le 6 mars, beaucoup de membres de lUPC ont fait défection pour rallier lOuganda, qui soutenait déjà depuis janvier une milice hema opposée à M. Lubanga, le Parti pour lunité et la sauvegarde de lintegrité du Congo (Pusic).
Depuis peu, des signes semblent indiquer un rapprochement entre lUPC et le Pusic, mais cette hypothèse a été écartée par M. Lubanga lundi, la qualifiant de faux et archi-faux.
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