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Lopposant Etienne Tshikedi a appelé «les forces vives de la Nation», y compris la police et les forces armées, à «combattre farouchement la dictature de Joseph Kabila», dans un communiqué publié le 29 mai.
Dans cet «appel», daté de Johannesburg et adressé «au peuple congolais, à la jeunesse estudiantine, la police et les forces armées», le président de lUnion pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a dénoncé, à propos du président Kabila, «une nouvelle forme de dictature que nous devons combattre farouchement avant quil ne soit trop tard».
A la police et aux forces armées, Tshisekedi a demandé de «ne plus reconnaître désormais Joseph Kabila comme chef de lEtat, ni comme président de la République démocratique du Congo, aussi longtemps quil persiste dans la violation des textes, des accords et des engagements».
«Joseph Kabila na pas la volonté politique de respecter les accords et les engagements conclus pour la période de transition», a-t-il insisté invitant la police et larmée à «organiser le peuple congolais» pour quil se défende «par tous les moyens contre la nouvelle dictature».
Etienne Tshisekedi a aussi encouragé «les forces vives, spécialement la jeunesse, à la mise en mouvement de toutes les actions courageuses susceptibles de garantir lavènement dun état démocratique» en RDC.
Fondateur de lUDPS et opposant successivement au maréchal Mobutu - dont il fut 5 fois le Premier ministre - à Laurent-Désiré Kabila puis à Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi considère que la vice-présidence dévolue par la constitution de la transition à lopposition politique, lui revient de droit.
Lopposition politique a désigné à ce poste, le 3 mai, à une large majorité Arthur Zahidi Ngoma.
Selon laccord global de gouvernement pour la transition en RDC conclu le 17 décembre 2002 à Pretoria, le président de la République, chef de gouvernement, Joseph Kabila, est assisté de quatre vice-présidents.
Ces vice-présidents sont respectivement issus de la composante gouvernementale, de lopposition politique et des deux grandes rébellions, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) et le MLC.
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