|
Près de 350 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées pendant le dernier week-end du mois de mai, près de Bunia, a affirmé Kisembo Bitamara, porte-parole du Parti pour lunité et la sauvegarde de lintégrité du Congo (Pusic). Ce massacre présumé na pu être confirmé de source indépendante. Ces personnes ont été tuées par des combattants lendus «accompagnés par des militaires du gouvernement de Kinshasa», a encore affirmé Kisembo Bitamara. Un autre responsable du Pusic a fait état de 250 morts et larmée ougandaise dau moins 100 morts à Tchomia, une localité situé à 54km à lest de Bunia, sur les rives du lac Albert, près de lOuganda.
«Ils ont tué 253 personnes au centre commercial de la ville et 22 autres à la résidence du chef du Pusic. Ils ont également égorgé et coupé à la machette 37 personnes à lhôpital. Ces 312 personnes étaient toutes des civils», toujours selon Kisembo Bitamara, qui a affirmé que son mouvemnet a retrouvé «six corps des FAC (Forces armées congolaises, armée régulière)».
Selon le porte-parole du Pusic, un mouvement allié à lUPC, les militaires gouvernementaux avaient été acheminés à la mi-mai à Béni pour ensuite se diriger vers lIturi.
Béni, ville située à environ 250 km au sud de Bunia, est contrôlée par le RCD-ML (Rassemblement congolais pour la démocratie-mouvement de libération) allié au gouvernement de Kinshasa.
Le 28 mai déjà, le RCD-Goma avait accusé le gouvernement de Kinshasa davoir envoyé quelque 5.000 soldats à Béni dans le but dattaquer Bunia et ses environs.
Deux jours plus tard, le général Roberto Martinelli, adjoint au commandant des forces de la Monuc, avait annoncé quune attaque de Bunia interviendrait sans doute dici cinq jours de la part des combattants lendus.
Les autorités de Kinshasa sont régulièrement accusées de soutenir les mouvements lendus dans lIturi.
Pour le porte-parole du Pusic, «Kinshasa veut occuper toutes les localités autour de Bunia et laisser seulement Bunia sous contrôle de la force internationale». «Kinshasa veut exploiter le pétrole qui se trouve dans les plaines de Tchomia et Kisenyi», où ont eu lieu les dernières attaques, affirme le Pusic. Le sous-sol de lIturi est effectivement riche en or et en diamants, et potentiellement en pétrole, ce qui nest jamais bon pour la paix
|