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Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) a estimé nécessaire de régler tous les «préalables» non encore résolus avant de «faire la paix» et de mettre en place un gouvernement dunion nationale.
Selon Crispin Kabasele Tshimanga, le responsable des relations extérieures de ce mouvement, «il ne faut pas installer un gouvernement dans la précipitation, au risque de faire capoter le processus de réconciliation et de paix en cours». Une sorte de «réponse» aux ambassadeurs du Conseil de sécurité qui ont demandé au président Kabila dappliquer sans délai les accords de paix prévoyant un gouvernement dunion nationale et des élections démocratiques.
Pour le RCD-Goma, «toutes les conditions ne sont pas réunies à lheure actuelle pour la mise en place dun gouvernement réellement dunion nationale» et lorganisation délections, «nest pas une fin en soi».
Le RCD-Goma estime quil reste encore à régler «la question du quatrième et dernier vice-président du futur gouvernement de transition à choisir dans lopposition politique non armée».
Reste également en suspens la constitution de la «force neutre» prévue pour la période de transition par un accord du 6 mars dernier, toujours selon Crispin Kabasele Tshimanga.
Cette «force neutre» doit être fournie par la communauté internationale afin dassurer «la sécurité générale du gouvernement et de la population à Kinshasa et dans dautres villes-clefs».
Il faut encore résoudre les problèmes de lintégration des rebelles dans larmée nationale, la police et les services de sécurité, et celui de la sécurité rapprochée des «animateurs» de la transition, a-t-il encore insisté.
Sur le terrain, toujours dans le Nord-Kivu, le RCD a subordonné larrêt des hostilités au «respect des accords par toutes les parties». Avant de «retourner sur ses positions», le RCD-Goma attend «des gestes» qui pourraient être «le retour des troupes gouvernementales à Kinshasa, la fin de la collaboration entre le RCD-ML et les miliciens Interahamwe, et le retour de ceux-ci au Rwanda, leur pays dorigine».
Arrestations de cadres du RCD-Goma par le gouvernement de Kinshasa
Par ailleurs, le RCD-Goma a accusé le 14/06 le gouvernement de Kinshasa davoir fait arrêter une vingtaine de ses cadres provinciaux, à peine installés dans le cadre de laccord sur un gouvernement de transition. Crispin Kabasele Tshimanga a affirmé que ces cadres ont été arrêtés à Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu (centre), dans la province du Kasaï-Oriental, et à Matadi, dans le Bas-Congo, villes situées en territoire gouvernemental.
Parmi les personnes arrêtées, il y aurait Mansanga Tshiwuadi, président provincial du RCD-Goma pour le Kasaï-Oriental, et celui pour le Bas-Congo, Evariste Tumba. Le RCD-Goma a aussi affirmé que les intéressés sont détenus depuis «dans les cachots de lAgence Nationale des Renseignements (ANR)».
Le RCD-Goma avait progressivement installé ses cadres régionaux dans les territoires contrôlés par le gouvernement depuis le 27 avril, date à laquelle il a envoyé à Kinshasa ceux de ses membres qui sont destinés à devenir, entre autres, ministres du futur gouvernement de transition.
Le ministre de lIntérieur Théophile Mbemba a admis que sept membres du RCD-Goma ont bien été arrêtés (3 à Matadi et 4 à Mbuji-Mayi) mais parce quils ont été «surpris en réunion et en possession de documents séditieux, en loccurrence un plan de déstabilisation du pays à partir de Mbuji-Mayi».
«Il sagit dactivités subversives, menées par des éléments dun mouvement politico-militaire menant la guerre à lEst et des infiltrations à lOuest pour, le moment venu, embraser tout le pays», a déclaré le ministre, qui a aussi confirmé que ces personnes sont incarcérées à Kinshasa.
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