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Secrétaire général du mouvement depuis octobre 2000, cet avocat de 38 ans vient aussi dêtre désigné par le mouvement rebelle à lune des quatre vice-présidences du gouvernement de transition en RD Congo.
Son parcours a été chaotique. Il a travaillé à Kinshasa au côté du président Joseph Kabila, après avoir collaboré avec son père, le président défunt Laurent-Désiré Kabila, quil a ensuite combattu.
Chrétien convaincu, très apprécié par la communauté internationale, Tutsi congolais, originaire des Hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, dans lest du pays, titulaire dun doctorat de droit, il travaille dabord comme avocat à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga (sud).
Il fait son entrée en politique en 1996 au sein de lAlliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), rébellion soutenue par le Rwanda qui portera Laurent-Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa, après avoir renversé le régime de Mobutu.
Kabila victorieux, il est nommé chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères Bizima Karaha (en charge aujourdhui de la sécurité au RCD-Goma) dans le nouveau gouvernement congolais.
De 1998 à 2000, il exerce les fonctions dadjoint au département des Relations extérieures, avant dêtre nommé en octobre secrétaire général du mouvement rebelle. Il continue parallèlement à enseigner le droit dans plusieurs universités de la région, notamment à Butare (sud du Rwanda).
Un de ses anciens étudiants se souvient de «quelquun qui en imposait» même à des étudiants très turbulents, qui maîtrisait bien ses dossiers et, surtout, qui «réussissait à nous obliger à prier avant chaque cours».
Cette formation en droit ressort dans tous ses discours.
Lors de la présentation du premier rapport de lONU sur lexploitation illégale des richesses de la RD Congo, M. Ruberwa sest employé à réfuter point par point les accusations.
Ses détracteurs laccusent de vouloir toujours faire plaisir à tout le monde, dêtre «lhomme des Blancs» et, depuis quelque temps, dêtre obsédé par son propre avenir.
Politiquement, il est victime de ses origines Banyamulenge, qui le font passer aux yeux de certains de ses compatriotes, en particulier à Kinshasa, pour un «Rwandais».
Très travailleur, M. Ruberwa se décrit comme quelquun qui ne dort pas. On le voit parfois, lors de négociations tenues dans un grand hôtel, avaler son «repas du soir» à 2 heures du matin.
Conscient que sa mauvaise maîtrise de langlais nuisait à ses rapports avec certains diplomates étrangers, il a travaillé cette langue de manière intensive, pour être capable, au terme de 18 mois, de donner des interviews en anglais.
Azarias Ruberwa se veut le champion de la lutte contre la corruption au sein du RCD-Goma.
Il aime la lecture et regrette que ses obligations professionnelles lempêchent de passer plus de temps avec ses trois enfants.
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