N° 273
du 01/07/2003

RD Congo


Ultimes négociations pour la mise
en place du gouvernement de transition

La Commission de suivi pour la mise en place de la transition en République démocratique du Congo (RD Congo) a commencé fin juin des concertations considérées comme «les dernières avant la nomination du gouvernement».
Au programme, l’examen d’une proposition du Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT) concernant le partage des commandements dans l’armée.
Le CIAT est composé des membres permanents du Conseil de sécurité - Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie - de la Belgique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, de la Zambie et de la Monuc (mission des Nations unies).
Outre le gouvernement actuel, le Mouvement de libération du Congo (MLC) et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), la Commission de suivi, présidée par le président congolais Joseph Kabila, regroupe le Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML), le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N), les Maï-Maï, l’opposition non-armée et la société civile.
Le partage des commandements dans l’armée apparaît comme le dernier point de blocage avant la nomination d’un gouvernement de transition.

Par ailleurs, l’«Opposition politique» a manifesté des désaccords quant aux titulaires des postes dans le futur gouvernement de transition. Cette opposition politique est représentée par pas moins de 68 délégués qui ont participé au Dialogue intercongolais, et ces derniers doivent se mettre d’accord sur les noms des ministres qui les représenteront.
L’«Opposition politique», formée de plusieurs dizaines de partis, plate-formes et formations d’importance inégale et n’ayant le plus souvent qu’une audience confidentielle dans la population congolaise s’est distinguée depuis le début du Dialogue intercongolais par ses divergences.
La désignation du vice-président de la composante, a donné lieu à plusieurs nuits de débats houleux souvent à la limite du pugilat.
C’est finalement Arthur Zahidi Ngoma, ancien fonctionnaire de l’UNESCO, spécialiste des droits de l’Homme et opposant à Laurent-Désiré Kabila, qui a obtenu le plus large consensus, et siègera aux cotés de ses trois homologues : Abdoulaye Yerodia (gouvernement), Jean-Pierre Bemba (Mouvement de Libération du Congo) et Azarias Ruberwa (Rassemblement congolais pour la démocratie).
L’Accord dit «global et inclusif» de gouvernement attribue à l’Opposition politique sept ministères - dont la Justice, les Mines, les Transports, les Affaires sociales et les Affaires foncières - et 4 postes de vice-ministres.


Sommaire RD CONGO

Sommaire Home Page