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La Commission de suivi pour la mise en place de la transition en République démocratique du Congo (RD Congo) a commencé fin juin des concertations considérées comme «les dernières avant la nomination du gouvernement».
Au programme, lexamen dune proposition du Comité international daccompagnement de la transition (CIAT) concernant le partage des commandements dans larmée.
Le CIAT est composé des membres permanents du Conseil de sécurité - Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie - de la Belgique, du Canada, de lAfrique du Sud, de lAngola, du Mozambique, de la Zambie et de la Monuc (mission des Nations unies).
Outre le gouvernement actuel, le Mouvement de libération du Congo (MLC) et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), la Commission de suivi, présidée par le président congolais Joseph Kabila, regroupe le Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML), le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N), les Maï-Maï, lopposition non-armée et la société civile.
Le partage des commandements dans larmée apparaît comme le dernier point de blocage avant la nomination dun gouvernement de transition.
Par ailleurs, l«Opposition politique» a manifesté des désaccords quant aux titulaires des postes dans le futur gouvernement de transition. Cette opposition politique est représentée par pas moins de 68 délégués qui ont participé au Dialogue intercongolais, et ces derniers doivent se mettre daccord sur les noms des ministres qui les représenteront.
L«Opposition politique», formée de plusieurs dizaines de partis, plate-formes et formations dimportance inégale et nayant le plus souvent quune audience confidentielle dans la population congolaise sest distinguée depuis le début du Dialogue intercongolais par ses divergences.
La désignation du vice-président de la composante, a donné lieu à plusieurs nuits de débats houleux souvent à la limite du pugilat.
Cest finalement Arthur Zahidi Ngoma, ancien fonctionnaire de lUNESCO, spécialiste des droits de lHomme et opposant à Laurent-Désiré Kabila, qui a obtenu le plus large consensus, et siègera aux cotés de ses trois homologues : Abdoulaye Yerodia (gouvernement), Jean-Pierre Bemba (Mouvement de Libération du Congo) et Azarias Ruberwa (Rassemblement congolais pour la démocratie).
LAccord dit «global et inclusif» de gouvernement attribue à lOpposition politique sept ministères - dont la Justice, les Mines, les Transports, les Affaires sociales et les Affaires foncières - et 4 postes de vice-ministres.
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