Le président Joseph Kabila
a placé 2004 sous le signe de la consolidation des acquis de l’année
2003 pour l’organisation des élections dans le délai
prévu, dans une allocution prononcée à l’occasion
du nouvel an.
«Si l’année 2003 a été celle de la réunification
effective du pays et du rétablissement progressif de l’autorité
de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, 2004 doit
plutôt être placé sous le signe de la consolidation
de l’unité nationale, de la pacification réelle et
de la résolution des problèmes qui se posent à la
population congolaise en vue de préparer les élections dans
le délai imparti», a déclaré le président
Kabila.
La lutte contre la pauvreté fait partie du programme d’action
du gouvernement de transition dont les principaux axes sont, selon le
chef de l’Etat, «la bonne gouvernance, la stabilisation et
la croissance «pro-pauvre» et surtout la prise en compte de
la population qui doit demeurer au centre de l’action gouvernementale».
Il a appelé tous les animateurs des institutions de la transition
à observer «strictement» les termes de l’Accord
global et de la constitution.
«Tous, nous avons pris des engagements vis-à-vis de notre
peuple, chacun de nous doit s’y tenir», a dit le président
Kabila qui a renouvelé l’engagement d’œuvrer pour
une transition conforme à la constitution et de parvenir, dans
le délai prévu, à l’organisation des élections
«libres, transparentes et démocratiques».
Le chef de l’Etat a également affirmé que l’effort
entrepris dans le secteur de l’économie par le pays, en accord
avec les institutions de Bretton Woods depuis 2001, sera maintenu pour
respecter les critères de performance convenus avec les bailleurs
de fonds.
«Le message du chef de l’Etat n’a pas évoqué
la question cruciale des relations avec certains Etats voisins notamment
ce que la République démocratique du Congo attend du Burundi,
de l’Ouganda et du Rwanda dans le cadre de la normalisation des
rapports de bon voisinage après le rapatriement de leurs nationaux
qui menaient des actions armées de déstabilisation de leurs
régimes à partir de la RDC», a déclaré,
en réaction aux vœux de Kabila, le parti Convention
pour la démocratie et la république (CDR-opposition).
Ce parti dont le président national, André-Alain
Atundu Liongo, a participé à toutes les étapes
des négociations intercongolaises, mais qui ne participe à
aucune des institutions de la transition, reproche aussi au président
Kabila de n’avoir fait «aucune allusion aux quatre milliards
Usd accordés le mois dernier au gouvernement par les bailleurs
de fonds réunis à Paris». |