|
||||
| La Voix des sans voix (VSV),
ONG de défense des droits de l’homme RD Congo, a plaidé
le 16/01 à Kinshasa pour la révision du procès sur
l’assassinat de l’ex-président Laurent-Désiré
Kabila, à l’occasion de la commémoration du troisième
anniversaire de sa mort. «La Voix des sans voix demande au gouvernement congolais la révision du procès relatif à l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila pour que toute la lumière soit faite afin que les vrais commanditaires soient punis», a déclaré son président, Floribert Chebeya. Pour la VSV, la mort de Laurent-Désiré Kabila - abattu le 16 janvier 2001 dans sa résidence officielle au Palais de Marbre à Kinshasa - «continue à susciter de multiples interrogations quant aux vrais mobiles et à l’identité des assassins et commanditaires». Le 7 janvier 2003, au terme d’un procès de neuf mois, la défunte Cour d’ordre militaire (COM) avait prononcé à Kinshasa 30 condamnations à mort à l’encontre de personnes impliquées dans l’assassinat de Kabila, tout en annonçant que des enquêtes se poursuivaient. «C’était une parodie de justice qui visait l’élimination des prévenus considérés par le pouvoir comme des témoins gênants», a soutenu M. Chebeya, ajoutant que le pays court «les risques de déstabilisation politique tant que ce procès va demeurer injuste et inéquitable». Eddy Kapend, l’ancien aide de camp du défunt président, a été condamné à mort avec 29 autres prévenus pour «attentat, tentative de coup d’Etat, complot, association de malfaiteurs, disparition d’armes de guerre, abandon de poste, trahison». Ce procès, qui s’est déroulé en partie à huis clos, a vu comparaître 135 «assassins présumés». |
||||
|