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| Il est possible d’organiser
des élections en 2005 en RD Congo, a estimé le représentant
spécial du secrétaire général de l’Onu
pour la RD Congo, William Lacy Swing, dans un communiqué
publié le 13/01, à Kinshasa. Pour M. Swing, l’organisation des élections «dépend du programme du gouvernement et de la volonté politique». Il a cependant souligné que cette possibilité était «moins sûre sur le plan politique» à cause notamment des lenteurs constatées dans le déroulement du processus de transition dans le pays. «La plupart des lois régissant l’organisation des scrutins restent encore à voter. La question des réfugiés et des déplacés, la présence des groupes armés étrangers sur le sol congolais et la démobilisation des groupes armés locaux sont autant d’obstacles à surmonter en vue d’assurer le bon déroulement des élections», a relevé le diplomate onusien. De son côté, le Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT) a appelé le gouvernement et le Parlement à accélérer le travail législatif et souhaité voir l’architecture de la transition parachevée en 2004. Créé par l’Accord global de gouvernement signé le 17 décembre 2002 à Pretoria, le CIAT regroupe les représentants en RD Congo des pays membres permanents du Conseil de sécurité - Chine, Etats-unis, France, Grande-Bretagne, Russie - de la Belgique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, de la Zambie et de la Mission des Nations unies en RD Congo (MONUC). Le CIAT s’est inquiété notamment «du retard pris dans l’élaboration, l’examen et l’adoption d’importants textes législatifs indispensables à la bonne marche de la transition et à la tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques dans les délais fixés par l’Accord global et inclusif». Joseph Kabila et les présidents des deux Chambres viennent de convoquer l’Assemblée nationale et le Sénat en session extraordinaire afin d’examiner les projets de loi sur l’organisation et le fonctionnement des cinq institutions d’appui à la démocratie, dont la Commission électorale indépendante, des regroupements et partis politiques ainsi que le projet de loi sur la décentralisation. Enfin, la Commission électorale indépendante - une des cinq institutions d’appui à la démocratie chargée de garantir la neutralité et l’impartialité dans l’organisation d’élections - n’est pas encore à pied d’œuvre, la loi organique adoptée fin décembre à l’Assemblée n’étant pas encore promulguée. |
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