N° 286
du 20/01/2004
RD Congo

Mbeki et Kabila jettent les bases d’une coopération politique et économique
Les présidents sud-africain Thabo Mbeki et congolais Joseph Kabila ont signé le 14/01 à Kinshasa un accord général qui jette les bases d’une coopération multisectorielle entre les deux pays.
L’accord a été signé à bord d’un bateau en amont du fleuve Congo au dernier jour de la visite d’Etat de deux jours effectuée à Kinshasa par le président Mbeki, et destinée à accélérer la transition démocratique en RD Congo et à renforcer la coopération bilatérale.
L’accord institue une grande commission mixte de coopération entre l’Afrique du Sud et la RD Congo, qui va toucher les domaines de la défense et de la sécurité, de la politique, des droits humains, de l’éducation, de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme.
En même temps, le ministre congolais du portefeuille, Joseph Mudumbi et un représentant du patronat sud-africain, Patrice Mutete ont signé un mémorandum destiné à promouvoir les investissements privés en RD Congo.
L’Afrique du Sud va financer pour 60 milliards de rands (10 milliards de dollars) des projets en cours d’exécution dans le domaine des mines dans le nord-est et le sud-est de la RD Congo.
La coopération économique entre l’Afrique du Sud et la RD Congo se limite essentiellement aux télécommunications, aux transports aériens et au secteur de l’énergie, une partie de l’Afrique du Sud étant desservie par le barrage hydro-électrique d’Inga, situé au sud-ouest de la RD Congo.

Le président Mbeki a promis devant le Parlement de transition réuni en congrès, l’appui total de l’Afrique du Sud à l’organisation des élections générales en 2005 en RD Congo.
«Nous allons tout faire pour vous aider à bien organiser les élections», a lancé le président Mbeki devant quelque 600 députés et sénateurs.

L’Afrique du Sud a parrainé les négociations inter-congolaises qui ont abouti à l’accord politique global de décembre 2002 ayant permis le déclenchement depuis avril 2003 d’une transition de deux ans.
Le processus devant conduire à des élections générales accuse toutefois des lenteurs administratives.
«Il nous reste un défi à relever: mettre en œuvre le programme d’action que nous nous étions fixé» lors du dialogue inter-congolais, a dit M. Mbeki soulignant que les «gens de bonne volonté du reste de l’Afrique et du monde entier sont prêts à vous appuyer».

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