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| Le gouverneur de la province du sud-Kivu
(est), Xavier Ciribanya Cirimwami, suspendu de ses fonctions
le 7 février, a remis dès le 9 février à la
10ème région militaire différentes armes qui servaient
pour sa garde rapprochée. Outre ces équipements, l’ancien
gouverneur a également mis à la disposition de la 10ème
région militaire les hommes qui constituaient sa garde rapprochée.
Le vice-gouverneur, Jean-Pierre Manzambi, à qui est confié l’intérim, a assisté à la cérémonie qui s’est déroulée devant la presse locale et la Monuc, représentée par Sharu Sharif, chef du bureau à Bukavu. M. Ciribanya a profité de l’occasion pour rassurer la population du Sud-Kivu. «Le 31 décembre, nous avons consacré notre province à Dieu. Je n’ai vraiment pas l’idée d’entreprendre une quelconque guerre», a-t-il déclaré. En réponse à une question sur ses nouveaux projets, M. Ciribanya a indiqué qu’il était politicien et qu’il allait continuer à s’intéresser à la politique. «Je peux un jour retourner au gouvernorat ou entrer dans la diplomatie», a-t-il laissé entendre. Le 4 février, un militaire avait été tué et un civil blessé lors d’affrontements à Bukavu entre un groupe de soldats et des miliciens de la garde du major Doris Lenge, un officier de l’ex-rébellion du RCD-Goma. Le gouverneur du Sud-Kivu, Xavier Chirimwami Chiribania, était accusé d’entretenir la milice armée du commandant Doris, et certains témoignages avaient également évoqué la présence dans la résidence du gouverneur de plusieurs assassins présumés du président Laurent-Désiré Kabila. Un des vice-présidents congolais, Azarias Ruberwa, en séjour à Bukavu, avait assuré la population qu’il n’y aurait pas de «troisième guerre» au Sud-Kivu. |
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