|
||||
| Le ministre des Transports et Communications
du gouvernement de transition, Joseph
Olenghankoy a affirmé le 6 février être
victime d’un coup monté visant à l’exclure des
élections prévues en 2005, au lendemain de sa mise à
l’écart d’une réunion du conseil des ministres.
«C’est un coup monté pour m’exclure du schéma des élections», a affirmé à la presse M. Olenghankoy à l’issue d’une réunion de concertation des ministres et vice-ministres issus de l’opposition politique sous la direction de M. Arthur Zahidi Ngoma, vice-président de la République chargé de la commission socio-culturelle. La veille, le 5 février, M. Olenghankoy avait été contraint de quitter la salle de réunion du Conseil des ministres pour permettre l’entrée des ministres issus de l’ex-rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) qui menaçaient de boycotter la réunion s’il était présent. Un conflit oppose depuis fin janvier M. Olenghankoy à l’un des quatre vice-présidents de la République, Jean-Pierre Bemba, qui dirige le MLC. Le MLC accuse le ministre des Transports et Communications d’avoir tenu des propos «orduriers» à l’endroit de Jean-Pierre Bemba dans un entretien accordé à Grands Lacs Magazine, journal congolais paraissant à Londres. «Je ne sais pas ce qu’on me reproche. Mais je suis serein», a affirmé M. Olenghankoy, soulignant qu’il est ministre d’un gouvernement issu des négociations politiques et «non pas par le fait des armes.» Selon Aziz Kumbi, vice-ministre à la Santé, l’exclusion d’Olenghankoy du gouvernement de transition constitue «une violation flagrante de l’accord global et inclusif» signé en avril 2003 à Sun City, en Afrique du Sud. Mais Olenghankoy n’a pas baissé les bras Richard Kititi, secrétaire exécutif de son parti, les Fonus (Forces novatrices pour l’union et la solidarité), a promis de veiller à ce qu’aucun crime de l’ex-rébellion du MLC de Bemba ne reste impuni. «Que ce soit dans le dossier du cannibalisme, du blanchiment d’argent, de la traite des êtres humains ou des crimes de guerre commis en République centrafricaine et qui ont coûté cher à nos compatriotes (...), tous ces crimes (...) ne resteront pas impunis. Aux Fonus, nous y veillerons», a-t-il affirmé le 10 février. |
||||
|