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| Le district de l’Ituri (nord-est)
a été décrété «district sans armes»
par le gouvernement de transition dont trois membres étaient en mission
dans la région, a indiqué le 3 mars le porte-parole
de la MONUC, Hamadoun Touré. Le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RD Congo, William Swing, accompagné d’une délégation gouvernementale composée de trois vice-ministres dont celui de l’Intérieur, s’était rendu à Bunia pour discuter de la démobilisation et réinsertion des groupes armés encore actifs en Ituri. Les membres du gouvernement ont participé à une réunion du comité de concertation des groupes armés de l’Ituri et tous les groupes y étaient représentés et se seraient à nouveau engagés à participer au processus de démobilisation, de désarmement et de réinsertion communautaire des combattants. Les groupes qui participent à ce comité sont: l’Union des patriotes congolais (UPC, de l’ethnie hema, minoritaire en Ituri), désormais divisée en deux factions, le Parti pour l’unité et la sauvegarde de l’intégrité du Congo (Pusic, hema), le Front des nationalistes et des intégrationnistes (FNI, de l’ethnie lendu), les Forces armées du peuple congolais (FAPC) et le Front de résistance patriotique pour l’Ituri (FRPI, lendu). «Tous se sont montrés très favorables à reprendre le dialogue avec le gouvernement de transition, bien que la faction de l’UPC de Thomas Lubanga ait semblé plus réticente», selon un porte-parole de la MONUC qui attribue à cette faction le regain de tensions depuis la mi-janvier en Ituri. Un observateur militaire de l’Onu avait été tué en Ituri le 12 février. Outre le vice-ministre chargé de l’Intérieur et de la Décentralisation, Paul Musafiri, qui conduisait la délégation, celle-ci était composée du vice-ministre des Anciens Combattants et de la Démobilisation, Sylvain Belmambo et du vice-ministre chargé de l’Intégration dans l’armée, Philémon Mukendi. Les vice-ministres ont promis la nomination prochaine en Ituri de représentants des institutions de transition. La délégation a par ailleurs inauguré à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, le nouveau parquet, la nouvelle prison et le siège de la police nationale, financés par la France et l’Union européenne. Par ailleurs, le porte-parole de la MONUC à Kinshasa a fait état de la suspension d’un inspecteur de la police à Bunia à la suite de l’évasion d’un groupe de sept miliciens. Signe toutefois de tensions persistantes, le 29 février, un milicien et une civile ont été tués à Bunia, lors d’opérations menées par les Casques bleus contre des groupes d’hommes armés. Quatre miliciens ont également été blessés, dont deux très grièvement, et un Casque bleu marocain touché par balles à une jambe. La MONUC a attribué ces «provocations» à la faction de l’Union des patriotes congolais de Thomas Lubanga et le commandant Bosco Ntaganda. C’était la première fois depuis plusieurs mois que de tels incidents ont été signalés à Bunia, décrétée «ville sans armes» depuis l’été 2003, d’abord par les soldats de la force européenne Artémis, puis par la Monuc. |
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