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| Le ministre des Transports,
Joseph Olenghankoy, a été suspendu de ses
fonctions à compter du 26 février pour une durée de
30 jours par le président Joseph Kabila. La mesure présidentielle est la conséquence directe de la détérioration des relations entre le vice-président de la République Jean-Pierre Bemba et le ministre des Transports, à la suite de propos «orduriers» que ce dernier aurait tenus à l’endroit du leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), dans un entretien avec un journal congolais paraissant à Londres, «Grands Lacs magazine». L’ancienne rébellion avait ordonné à ses ministres membres du gouvernement de transition de boycotter toutes les réunions auxquelles participerait M. Olenghankoy, en réaction au comportement «indigne», selon le MLC, du ministre des Transports vis-à-vis de son chef. Le président Kabila a justifié sa décision notamment par le fait que les allégations attribuées au ministre des Transports «portent atteinte à l’honneur, à la dignité et à la considération d’un vice-président de la République» (Jean-Pierre Bemba). Il a affirmé également avoir agi «pour rétablir la sérénité et préserver le processus de paix pour lequel le peuple congolais a consenti beaucoup de sacrifices (...)». L’opposition politique -dont est issu Olenghankoy- lors d’un vote organisé le 25 février, avait soutenu le maintien de ce dernier au sein du gouvernement. |
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