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| Alain Atundu Liongo,
- ancien chef des services de sécurité du défunt
président zaïrois Mobutu Sese Seko et également
diplomate spécialisé dans la question des Grands Lacs - a
officiellement présenté le 3 avril son parti, la Convention
pour la démocratie et la république (CDR). La CDR
prône le fédéralisme, «seul système qui
permettra réellement à la RD Congo de résoudre des
problèmes concrets». «La CDR ambitionne de réaliser
au cœur de l’Afrique un Etat fort et hospitalier où il
fait bon travailler et vivre (...), où les populations ressentent
effectivement les retombées des richesses nationales...», a-t-il
déclaré. M. Atundu s’est également prononcé sur la question de la nationalité, qui empoisonne l’Est du pays, dont une partie de la population éprouve des difficultés à se faire reconnaître comme congolaise. La CDR, qui se range dans l’opposition libérale, s’est prononcée en faveur de la double nationalité qui, selon lui, «mettra fin à la fois à l’hypocrisie actuelle» alors que «certains dirigeants ont une double nationalité», ce qui est officiellement incompatible avec la constitution. Un projet de loi sur la nationalité est actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. Un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition, Azarias Ruberwa - congolais d’origine rwandaise - avait invité les députés à traiter cette question avec «responsabilité». La CDR a appelé les dirigeants du pays à promouvoir une politique de bon voisinage et mettre en place des structures de concertation sur le plan politique, économique et sécuritaire. |
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