République démocratique du Congo (RD Congo)
Elections mode d’emploi
30 juillet : présidentielle et législatives
25,6 millions d’électeurs sur 60 millions d’habitants
33 candidats à la présidence
9 707 candidats pour 500 sièges de députés à l’Assemblée nationale.
La loi électorale a été adoptée par le Parlement le 21 février 2006 trois jours après la promulgation de la nouvelle constitution qui avait été adoptée par référendum en décembre 2005 par de 84% des suffrages.
La Commission électorale indépendante (CEI) a en charge l'organisation des scrutins
Le président de la CEI est Apollinaire Malumalu

Dans le détail
Le président de la République est élu au suffrage universel direct, lors d'un scrutin majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.
Les candidats à la présidence doivent avoir au moins 30 ans et payer une "caution non remboursable" de 50.000 dollars.
Les députés sont élus pour un mandat de cinq ans renouvelable.
Il y a 169 circonscriptions électorales
L’élection des députés se fait au suffrage universel direct à un seul tour.
Dans un tiers des circonscriptions où il n’y a qu’un seul siège de député, c’est un scrutin majoritaire simple.
Dans toutes les autres circonscriptions, l'électeur vote pour le candidat de son choix, quelle que soit sa position dans la liste, mais "sa voix est comptabilisée au titre de la liste".
Les mandats sont ensuite attribués proportionnellement aux listes ayant obtenu le plus de voix, et au sein des listes, aux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages.
Le Sénat comprendra 120 sénateurs qui seront élus au suffrage indirect pour un mandat de cinq ans renouvelable.
Les sénateurs seront élus par les députés issus des Assemblées provinciales, eux-mêmes élus au suffrage universel direct selon les mêmes modes de scrutin qu'aux législatives.
La loi électorale a fixé aussi les modes de scrutin pour les élections des gouverneurs des 26 provinces (la ville de Kinshasa [dotée du statut de province] et 25 provinces), des conseillers urbains, municipaux et de secteur, ainsi que des maires, bourgmestres et chefs de secteurs.
Chaque province aura un gouvernement provincial élu par des députés provinciaux dont le nombre dépendra de celui des électeurs enregistrés dans la province concernée.
Issus du suffrage universel direct, ces députés provinciaux composeront des Assemblées provinciales qui auront compétence dans des domaines d’ordre administratif, foncier, commercial, culturel, ou même de sécurité, à l’exclusion de ceux qui ressortissent du champ de souveraineté habituellement dévolu au pouvoir central (défense, Affaires étrangères, monnaie, etc.).
Au total, 11 scrutins, dont plusieurs seront combinés, doivent avoir lieu pour achever la période dite de transition politique.