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Les Rwandais ont approuvé à 93 % le projet dune nouvelle Constitution, soumis à référendum le 26 mai et qui ouvre la voie aux premières élections générales depuis le génocide de 1994, dont le scrutin présidentiel pourrait se tenir en août et les législatives en septembre.
Le président de la commission électorale, Chrysologue Karangwa, a annoncé que le «oui» avait recueilli 93 % des voix, la participation sélevant à 87 %. Quelque 3,9 millions délecteurs étaient appelés aux urnes, sur une population totale denviron 8 millions.
Une telle approbation par la population était attendue, aucune formation politique nayant en effet appelé à voter «non».
Ces résultats ne deviendront définitifs quaprès avoir été approuvés par la Cour suprême.
«Des observateurs étrangers se sont étonnés du calme et de lordre qui ont régné» lors du scrutin, a-t-il souligné. Dix-huit observateurs de lUnion européenne avaient été déployés sur place.
La ligne directrice de la nouvelle Constitution est la lutte contre le génocide et contre les divisions ethniques dans un pays où les massacres de 1994 ont fait, en 100 jours seulement, un million de morts parmi lethnie tutsi, minoritaire dans le pays, et chez les Hutus modérés, selon une estimation des autorités de Kigali.
Le nouveau texte autorise le multipartisme tout en encadrant lactivité des partis politiques, qui devront faire partie dun «Forum de concertation», chargé de favoriser le consensus.
Il prévoit également lélection au suffrage universel du président de la République, pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois, ainsi que de la majorité des députés de lAssemblée nationale.
Le président Paul Kagame a annoncé que lélection présidentielle était prévue en août, et serait suivie en septembre des législatives, tout en précisant que ces dates nétaient pas définitives.
«Nous discutons encore des dates les plus appropriées», notamment par rapport à la saison des pluies et aux vacances scolaires, afin déventuellement utiliser les salles de classe pour les opérations de vote, avait-il ajouté.
Interrogé sur sa candidature à la présidence, donnée comme très probable, M. Kagame, sest refusé à se prononcer. Il a de nouveau rappelé que les hommes politiques en exil souhaitant se présenter étaient libres de rentrer au pays, notamment Faustin Twagiramungu, un Hutu qui fut Premier ministre juste après le génocide, et aujourdhui exilé en Belgique. «Il sait quil peut (rentrer). Pourquoi devait-il partir ? Je ne sais pas. Il est libre de revenir», a assuré M. Kagame.
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