N° 247
du 02/04/2002

Sao Tome et Principe


Premier gouvernement regroupant toutes les forces politiques

Dans la foulée des législatives, le président Fradique de Menezes a nommé le 28 mars un gouvernement "à base élargie", accueillant en son sein, pour la première fois depuis l'instauration en 1990 du multipartisme, toutes les tendances politiques du pays.
Ce gouvernement d'union, que le président assurait appeler de ses voeux avant même la tenue des élections législatives du 3 mars, était devenu inévitable compte tenu des résultats extrêmement serrés.
Le poste de Premier ministre aurait dû revenir à un membre du parti arrivé en tête, en l'occurrence le MLSTP mais le chef de l'Etat a réussi à imposer son candidat, l'ambassadeur de Sao Tomé et Principe à Lisbonne, Gabriel Costa, à l'issue de négociations.
La réputation d'indépendance de M. Costa, proche du président de Menezes après avoir été membre du MLSTP du temps du monopartisme, puis conseiller de l'ex-président Miguel Trovoada, a permis de le rendre acceptable aux yeux de l'ancien parti unique.
MLSTP et coalition présidentielle - Mouvement démocratique des Forces du changement (MDFM) et Parti de la Convergence démocratique (PCD) -, héritent chacun de quatre portefeuilles, se partageant les deux ministères les plus importants.
Rafael Branco, "baron" du MLSTP, se voit attribuer le ministère des Travaux publics, des Infrastructures, des Ressources naturelles et de l'Environnement, auquel est confié la gestion des futures ressources pétrolières.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, poste-clé dans un pays encore majoritairement tributaire des bailleurs de fonds internationaux, va à Alda Bandera, ancienne présidente du PCD.
La coalition MDFM-PCD gérera également le Plan et les Finances, poste que continuera d'occuper Maria Tebus Torres, seul membre du précédent gouvernement reconduit dans ses fonctions.
L'usage est respecté concernant le ministère de la Défense et de la Sécurité, traditionnellement dévolu à une personnalité hors partis, choisie pour son autorité sur l'armée et sa loyauté. C'est le capitaine Victor Monteiro, personnalité indépendante, ex-candidat à l'élection présidentielle de juillet 2001, et jouissant d'une certaine popularité qui en hérite. Uê-Kedadji n'obtient qu'un ministère, celui de l'Agriculture et de la Pêche, et un secrétariat d'Etat.
Deux personnalités indépendantes, Alda Melo Santos et Carlos Edmundi Lito, nommées respectivement ministre de la Justice et secrétaire d'Etat au Travail, se voient également chacun confier la Réforme de l'Etat.


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