- Dans la foulée des législatives,
le président Fradique de Menezes a nommé le 28
mars un gouvernement
"à base élargie", accueillant en son sein, pour la première
fois depuis l'instauration en 1990 du multipartisme, toutes les tendances
politiques du pays.
- Ce gouvernement d'union, que le président
assurait appeler de ses voeux avant même la tenue
des élections législatives du 3 mars,
était devenu inévitable compte tenu des
résultats extrêmement serrés.
- Le poste de Premier ministre aurait dû revenir
à un membre du parti arrivé en tête,
en l'occurrence le MLSTP mais le chef de l'Etat a
réussi à imposer son candidat,
l'ambassadeur de Sao Tomé et Principe à
Lisbonne, Gabriel Costa, à l'issue de
négociations.
- La réputation d'indépendance de M.
Costa, proche du président de Menezes après
avoir été membre du MLSTP du temps du
monopartisme, puis conseiller de l'ex-président
Miguel Trovoada, a permis de le rendre acceptable aux
yeux de l'ancien parti unique.
- MLSTP et coalition présidentielle - Mouvement
démocratique des Forces du changement (MDFM) et
Parti de la Convergence démocratique (PCD) -,
héritent chacun de quatre portefeuilles, se
partageant les deux ministères les plus
importants.
- Rafael Branco, "baron" du MLSTP, se voit
attribuer le ministère des Travaux publics, des
Infrastructures, des Ressources naturelles et de
l'Environnement, auquel est confié la gestion des
futures ressources pétrolières.
- Le ministère des Affaires
étrangères et de la Coopération,
poste-clé dans un pays encore majoritairement
tributaire des bailleurs de fonds internationaux, va
à Alda Bandera, ancienne présidente
du PCD.
- La coalition MDFM-PCD gérera également
le Plan et les Finances, poste que continuera d'occuper
Maria Tebus Torres, seul membre du
précédent gouvernement reconduit dans ses
fonctions.
- L'usage est respecté concernant le
ministère de la Défense et de la
Sécurité, traditionnellement dévolu
à une personnalité hors partis, choisie
pour son autorité sur l'armée et sa
loyauté. C'est le capitaine Victor
Monteiro, personnalité indépendante,
ex-candidat à l'élection
présidentielle de juillet 2001, et jouissant d'une
certaine popularité qui en hérite.
Uê-Kedadji n'obtient qu'un ministère, celui
de l'Agriculture et de la Pêche, et un
secrétariat d'Etat.
- Deux personnalités indépendantes,
Alda Melo Santos et Carlos Edmundi Lito,
nommées respectivement ministre de la Justice et
secrétaire d'Etat au Travail, se voient
également chacun confier la Réforme de
l'Etat.
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