| Biographie | |
| Youssouf Togoïmi (décédé en septembre 2002) | |
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Youssouf Togoïmi, le chef du principal groupe rebelle tchadien, le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), serait décédé le 24 septembre 2002 à l'hôpital central de Tripoli. Agé de 49 ans, Youssouf Togoïmi était hospitalisé à Tripoli depuis qu'il avait été blessé fin août par l'explosion d'une mine dans le Tibesti (extrême nord du Tchad). Né le 26 mars 1953 à Zouar (Tibesti), Youssouf Togoïmi, président-fondateur du MDJT, était un nordiste musulman tout comme lactuel chef de lEtat, Idriss Deby. Ministre de la Justice (1990-93), de la Défense (95-97) puis de lIntérieur dIdriss Deby durant quelques jours en mai 1997, il démissionne bruyamment du gouvernement le 3 juin 1997 pour, dit-on à NDjamena, une question dhonneur. Il a quitté le gouvernement parce quil sétait vu refuser laccès du palais présidentiel pour une raison encore assez obscure, avait affirmé à lépoque un journaliste tchadien. Pour ce journaliste, il sagit dune histoire de turban. Youssouf Togoïmi était un Toubou de pure souche tandis quIdriss Deby, originaire de Berdoa, sous-préfecture de Fada (nord-est), est issu de la tribu des Zaghawas, regardés avec hauteur par les Toubous. D'autres sources indiquent que le père de son père Togoïmi était Bideayat, mais, condamé il fut envoyé en prison à Bardaï où il a rencontré sa femme (toubou). toujours est-il que Youssouf Togoïmi affirmait lui avoir démissionné pour protester contre la dérive dictatoriale du régime. Réfugié au Tibesti, il créé le MDJT le 12 octobre 1998. Depuis, son mouvement na cessé de harceler les forces régulières tchadiennes dans cette région montagneuse et quasi-désertique, où labsence de source indépendante ne permet pas de savoir qui contrôle quoi. Diplômé de lEcole nationale de magistrature française (ENM), section internationale de Paris, il réussit à faire parler de lui en informant par téléphone satellitaire ses représentants basés à Paris. Une démarche payante puisque NDjamena finit par admettre lexistence de cette rébellion. La guérilla, qui aurait fait au total plusieurs centaines de morts à en croire les innombrables communiqués du mouvement, semble perdre son souffle en 2001, même si le président Deby est obligé de puiser dans les premières avances sur recettes issues de lexploitation des champs pétrolières de Doba (sud du Tchad) pour financer leffort de guerre. Plusieurs cadres du MDJT ont quitté le navire quelques mois avant la réélection de M. Togoïmi à la tête du mouvement, à loccasion dun congrès organisé en Libye en décembre 2001, qui a vu aussi lapparition dune nouvelle direction, avec notamment la nomination comme deuxième vice-président dAdoum Togoï, un ancien ambassadeur du Tchad en Libye. Après avoir réclamé pendant des années la démission du despote Idriss Deby, Youssouf Togoïmi, à la surprise générale, avait signé le 7 janvier 2002 à Tripoli, un accord-cadre de paix avec le gouvernement tchadien, sous légide de la Libye, assorti dun cessez-le-feu. Ces négociations vont finalement échouer début mai sous lintransigeance dune ligne dure du mouvement, dirigée par Youssouf Togoïmi et opposée au clan dAdoum Togoï, prêt à faire des concessions au régime de NDjaména. |
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