- L'ex-ministre
tchadien de la Défense Youssouf Togoïmi a
été reconduit "à l'unanimité"
à la présidence du Mouvement pour la
démocratie et la justice au Tchad
(MDJT), a annoncé le 29/12/2001 le
mouvement rebelle. Cette décision a
été prise lors du premier congrès du
principal mouvement rebelle tchadien qui s'est tenu du 11
au 19 décembre à Sebha en Libye.
- M. Togoïmi dirigeait déjà sur le
terrain ce mouvement rebelle qui harcèle depuis
octobre 1998 l'armée gouvernementale tchadienne
dans le Tibesti (nord), d'où il exigeait la
démission du président Idriss Deby.
- Adoum Maurice Hel-Bongo et Adoum
Togoï, ancien ambassadeur du Tchad en Libye, ont
été respectivement élus 1er et
2ème vice-président.
- Le MDJT a annoncé le 25 décembre
vouloir engager "des négociations de paix" avec le
régime en place à N'Djamena, à
l'appel du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
- Le président tchadien Idriss Deby a
salué cette initiative et annoncé l'envoi
prochain d'une délégation "pour dialoguer
avec nos frères, et arriver à faire une
paix juste, équitable et définitive".
- "Nous affichons clairement notre volonté de
restaurer la paix par des moyens pacifiques", a
déclaré le nouveau porte-parole du MDJT,
Taher Ali Mahamat.
- Un émissaire du colonel Kadhafi, le
général libyen Massoud Abdelhafiz, a
déclaré de son côté lors d'une
visite au Tchad et à l'issue d'une rencontre avec
le président Idriss Deby, que le problème
de la rébellion du Tibesti était "sur le
point d'être réglé".
-
- Le MNTR accuse le MDJT de "servir de tremplin"
à Kadhafi au Tchad
Le Mouvement national du Tchad
rénové (MNTR, opposition en
exil) a accusé le MDJT de "servir de tremplin"
à Kadhafi. Le secrétaire
général de ce parti, Ali Muhammad
Diallo, a condamné "le MDJT pour servir de
tremplin au colonel Kadhafi vers son rêve constant
de mettre coûte que coûte le Tchad sous
tutelle".
- Le MNTR a demandé "à la France amie de
servir de facilitateur entre le général
Idriss Deby et tous les acteurs politiques animés
de volonté sincère et réelle pour
une paix définitive dans la
sécurité, la justice et le droit".
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- Le gouvernement et l'opposition "légale"
renouent le dialogue
Le gouvernement et les partis politiques de
l'opposition qui avaient rompu en novembre des
discussions portant sur les législatives de 2002,
ont renoué le dialogue le 21 décembre,
à l'occasion d'une rencontre qualifiée
"d'exploratoire". Etaient réunis autour du
Premier ministre Nagoum Yamassoum, les
présidents de quatre partis politiques qui avaient
réclamé l'élargissement du
débat à tous les sujets de la vie
nationale.
- Les formations concernées (URD, PLD, UNDR et
UDR) avaient notamment posé comme préalable
à la poursuite du dialogue entamé en
novembre, la résolution des problèmes de la
rébellion, de l'impunité, de la
sécurité et de la bonne gouvernance,
rappelle-t-on.
- Gouvernement et opposition sont convenus de se
retrouver pour approfondir les discussions en
présence de toute la classe politique du Tchad.
-
- Le gouvernement maintient le contact avec la
CMAP
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- Le gouvernement tchadien et la Coordination de
mouvements armés et partis politiques de
l'opposition (CMAP) ont décidé
eux de poursuivre leur dialogue en vue de "l'instauration
d'une paix durable au Tchad".
- Le président Idriss Deby avait
rencontré le 15 décembre à
Abéché (est) une délégation
de ce groupe de mouvements d'opposition
politico-militaires en exil, dont il a qualifié le
plan de paix global de "positif". La prochaine rencontre
entre les deux parties est programmée pendant la
2ème quinzaine de janvier 2002.
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- Début des opérations de
révision "exceptionnelle " des listes
électorales
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- Dans la perspective des élections
législatives prévues en mars 2002, les
opérations de révision des listes
électorales ont débuté dans les huit
arrondissements de la capitale N'Djamena.
- Des bureaux ont été ouverts dans chaque
arrondissement de la capitale, où sont disponibles
des listes que la population peut consulter et
vérifier.
- Cette révision "exceptionnelle" vise
exclusivement les personnes qui n'ont pas
été inscrites lors du
précédent recensement électoral qui
a eu lieu du 29 janvier au 27 février 2001.
- Cette révision suscite les critiques de quatre
des cinq candidats malheureux à l'élection
présidentielle du 20 mai dernier qui exigent la
reprise totale du recensement électoral.
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