- Le principal mouvement
rebelle tchadien, le Mouvement pour la
démocratie et la justice au Tchad
(MDJT), et le gouvernement de N'Djamena ont conclu
le 7 janvier 2002 à Tripoli un accord de
"réconciliation", prévoyant un
cessez-le-feu immédiat.
- L'accord a été conclu au terme de trois
jours de négociations dans la capitale libyenne
par le ministre tchadien de l'Intérieur
Abderahman Moussa, et Adam Togoï,
dirigeant du MDJT, en présence du ministre
libyen de l'Unité africaine Ali Abdel Salam
Triki.
- Il prévoit un cessez-le-feu immédiat,
la libération par les deux parties des prisonniers
qu'elles détiennent, des négociations sur
la participation du MDJT au pouvoir et la fusion des
rebelles dans les forces armées
régulières.
- La Libye, qui parraine ces négociations, a
été chargée de superviser
l'application de cet "accord de réconciliation".
- L'accord prévoit la création d'un
"comité politique" pour définir les
modalités de la participation des rebelles au
pouvoir et d'un "comité militaire" pour
établir les mécanismes de fusion des forces
rebelles dans l'armée.
- Le MDJT, qui était représenté
à ces négociations par son chef, Youssouf
Togoïmi, avait annoncé le 25 décembre
vouloir engager "des négociations de paix" avec le
régime en place à N'Djamena, à
l'appel du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
- Le MDJT harcèle depuis octobre 1998
l'armée tchadienne dans le massif
désertique du Tibesti (nord), aux confins
tchado-libyens, d'où il exigeait la
démission du président Idriss Deby.
-
- Le président Deby renoue aussi le dialogue
avec son opposition
- Fort de cet accord avec le MDJT, et des
négociations en cours avec la CMAP
(Coordination de mouvements armées et partis
politiques de l'opposition), le président
Idriss Deby a pu renouer le dialogue en position de force
avec les partis de l'opposition légale sur les
questions relatives à la paix, à
l'insécurité et la reprise du recensement
électoral.
- Ces questions, posées comme préalables
par l'opposition à sa participation aux
élections législatives de 2002, ont
été évoquées lors d'une
rencontre de plus de quatre heures à
N'Djaména.
- Un consensus s'est dégagé sur la
participation de l'opposition au programme du
gouvernement sur la recherche de la paix.
- "Le gouvernement, les partis politiques de
l'opposition et la société civile doivent
se retrouver ensemble pour arrêter un plan de
travail avec toute l'opposition; c'est un point sur
lequel nous sommes convenus", a annoncé le
président Deby.
- S'agissant du thème de
l'insécurité, le président tchadien
et les chefs des partis politiques d'opposition sont
tombés d'accord pour une rencontre
générale avec les responsables des
départements.
- "Nous avons décidé de faire une sorte
de séminaire en convoquant l'ensemble des 28 chefs
des départements et les commandants de
légion de gendarmerie et leur donner un
sauf-conduit qui permette à chaque acteur
politique de se promener librement et de faire sa
campagne", a indiqué Idriss Deby.
- Les discussions ont achoppé sur la question de
la reprise du recensement électoral, exigé
par l'opposition, qui avait contesté la
régularité de la réélection
de M. Deby lors de l'élection
présidentielle de mai 2201.
- "Je suis prêt à mettre toutes les
garanties possibles nécessaires pour assurer une
transparence des élections", mais "je ne suis pas
prêt à reporter les élections pour
créer un vide juridique qui nous ramènerait
en arrière", a déclaré M. Deby.
- Le chef de l'Etat tchadien et les partis politiques
de l'opposition se sont donné rendez-vous le 17
janvier pour une seconde rencontre.
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