- Une centaine de
fillettes kenyanes ont réalisé un important
compromis entre tradition et modernité en
participant à un rite de passage vers l'âge
adulte, marqué non par l'ablation de leur clitoris
mais par un certificat et des danses.
- Organisé par la Fédération des
Groupes de Femmes, ce "rite de passage alternatif" vise
à maintenir les aspects positifs liés
à l'excision, encore pratiquée sur 39 % des
Kenyanes, sans la mutilation elle-même.
- "Les cérémonies de circoncision
féminine étaient pour les fillettes
l'occasion de recevoir un savoir traditionnel et pour la
communauté l'occasion de festoyer", explique
Catherine Nyamato, présidente de cette
association.
- Plus de 120 filles de 6 à 16 ans ont ainsi
passé trois jours dans les locaux d'une
école de Nyamira (ouest du Kenya), en pays kisii,
pour y apprendre les effets négatifs de l'excision
et écouter les récits de nombreuses femmes.
- Puis, lors d'une cérémonie publique,
chacune a reçu un certificat dans lequel elle
s'engage à refuser la mutilation génitale
féminine (FGM), avant un grand repas offert
à l'assistance.
- Interdite depuis peu au Kenya, la FGM reste
largement pratiquée chez les Kisii avec 97 % des
femmes excisées.
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