N° 242
du 02/01/2002

Kenya


Excision
La grogne chez les jeunes Kenyanes

Une centaine de fillettes kenyanes ont réalisé un important compromis entre tradition et modernité en participant à un rite de passage vers l'âge adulte, marqué non par l'ablation de leur clitoris mais par un certificat et des danses.
Organisé par la Fédération des Groupes de Femmes, ce "rite de passage alternatif" vise à maintenir les aspects positifs liés à l'excision, encore pratiquée sur 39 % des Kenyanes, sans la mutilation elle-même.
"Les cérémonies de circoncision féminine étaient pour les fillettes l'occasion de recevoir un savoir traditionnel et pour la communauté l'occasion de festoyer", explique Catherine Nyamato, présidente de cette association.
Plus de 120 filles de 6 à 16 ans ont ainsi passé trois jours dans les locaux d'une école de Nyamira (ouest du Kenya), en pays kisii, pour y apprendre les effets négatifs de l'excision et écouter les récits de nombreuses femmes.
Puis, lors d'une cérémonie publique, chacune a reçu un certificat dans lequel elle s'engage à refuser la mutilation génitale féminine (FGM), avant un grand repas offert à l'assistance.
Interdite depuis peu au Kenya, la FGM reste largement pratiquée chez les Kisii avec 97 % des femmes excisées.


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