|
La Commission des droits de lHomme du Kenya (KHRC) se prépare à poursuivre en justice la Grande-Bretagne, pour tenter dobtenir des compensations pour des violations des droits de lHomme, qui auraient été commises dans les années 50 et 60, pendant la guerre dindépendance du Kenya.
La KHRC a commencé des auditions danciens combattants Mau Mau, de victimes et de survivants à la torture et à lemprisonnement, dans le but de rédiger une plainte contre le gouvernement britannique, qui aura valeur de test pour ensuite réclamer déventuelles réparations, a annoncé le directeur général de KHRC, Willy Mutunga.
Selon Willy Mutunga, il existe des preuves accablantes montrant que la Grande Bretagne avait violé les droits de lHomme, en voulant réprimer linsurrection en faveur de lindépendance du pays, consécutive à la déclaration par les Britanniques de létat durgence au Kenya en 1952.
La Grande Bretagne sest rendue coupable des pires atrocités après avoir déclaré létat durgence au Kenya en 1952, pour tenter de mettre fin à la guerre populaire dindépendance menée par les Mau Mau, et dans la volonté de reprendre le contrôle du pays, a-t-il rappelé.
Selon la presse britannique, des enquêteurs du ministère de la Défense anglais sont en train dexaminer si la réponse apportée par la Grande Bretagne à la guerre dindépendance constituait une violation de la Convention de Genève.
En novembre 2002, au moins 1500 vétérans de la guerre dindépendance Mau Mau avaient attesté au cabinet davocats Martin Day, basé à Londres, que des violations des Droits de lHomme et des actes de torture avaient été commis par les Britanniques.
Le cabinet Martin Day avait déjà obtenu en juillet 2002 lors dun précédent procès, le versement dune indemnité de 4.5 millions de livres (environ sept millions deuros) à des membres des tribus kenyanes Masai et Samburu, en réparation des cortèges de morts et de blessés provoqués par le matériel militaire laissé par les soldats britanniques.
Lavocat londonien enquête également, en collaboration avec la police militaire britannique sur les viols en réunion denviron 200 kenyanes qui auraient été commis par les troupes britanniques alors quelles étaient en camp dentraînement entre 1970 et 2000.
|