N° 272
du 17/06/2003

Kenya


Amnesty fait état de violations
des droits de l’Homme au Kenya en 2002

«En 2002, 126 peines de mort ont été prononcées —personne n’a été exécuté— et plus d’une centaine de personnes ont été tuées par la police dans des circonstances suggérant qu’il puisse s’agir d’exécutions extra-judiciaires», a déclaré la coordinatrice d’Amnesty international pour le Kenya, Miriam Kihiga.
Elle a aussi fait état de manifestations pacifiques «interrompues violemment», ou encore de la violence «contre les femmes qui, bien que publiquement décriée, continue de miner le pays».
Seul point positif, une loi votée prévoyant une Commission autonome nationale pour les droits de l’Homme.
Le Kenya a refusé de voter une résolution de l’Onu appelant à l’abolition de la peine de mort ainsi qu’un autre texte condamnant les exécutions sommaires et la torture, lors de la 58e session de la Commission de l’ONU sur les droits de l’Homme. Le Kenya n’a également pas ratifié le protocole établissant une Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.
Tout cela ayant eu lieu, rappelons-le sous le régime d’Arap Moi, qui a quitté le pouvoir en décembre 2002.


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