N° 278
du 03/10/2003

Kenya


Des soldats britanniques en service dans le pays pourraient être inculpés de viols

Au moins 37 Kenyanes ont été violées par des soldats britanniques qui s’entraînaient dans le Nord du Kenya et deux d’entre eux pourraient être inculpés de viol, suite à une enquête des inspecteurs de l’armée britannique, a affirmé le 27/09 le quotidien Times.
La police militaire britannique envisage d’inculper ces deux soldats, le premier pour viol et le second, un officier, pour avoir omis de rapporter les faits à ses supérieurs, selon le Le Times qui ajoute qu’une douzaine d’autres officiers font actuellement l’objet d’une enquête pour avoir couvert des agissements similaires de leurs subordonnés auprès de femmes kenyanes.
Le Guardian a affirmé de son côté qu’une enquête menée par des experts judiciaires britanniques sur des plaintes portant sur plus de 600 cas de viols de femmes kenyanes par l’armée britannique entre 1970 et 2000 avait conclu que tous les rapports de la police locale destinés à étayer ces accusations avaient été falsifiés.
L’avocat londonien des plaignantes, Me Martyn Day, réclame au total 20 millions de livres (près de 30 millions d’euros) de dommages-intérêts pour quelque 600 femmes des ethnies Masai et Samburu.
Me Day avait déjà obtenu l’an dernier de Londres 4,5 millions de livres (plus de 7 millions d’euros à l’époque) de dédommagements pour plus de 200 Kenyans victimes d’explosifs abandonnés par l’armée britannique dans leur pays au cours de ses exercices.
Un porte-parole du ministère de la défense britannique a affirmé que son ministère prenait ces accusations de viols contre des femmes kenyanes «extrêmement au sérieux» ajoutant que la police royale militaire britannique enquêtait actuellement sur tous les cas signalés en collaboration avec la police kenyane.


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