Au moins 37 Kenyanes ont été
violées par des soldats britanniques qui s’entraînaient
dans le Nord du Kenya et deux d’entre eux pourraient être
inculpés de viol, suite à une enquête des inspecteurs
de l’armée britannique, a affirmé le 27/09 le quotidien
Times.
La police militaire britannique envisage d’inculper ces deux soldats,
le premier pour viol et le second, un officier, pour avoir omis de rapporter
les faits à ses supérieurs, selon le Le Times qui ajoute
qu’une douzaine d’autres officiers font actuellement l’objet
d’une enquête pour avoir couvert des agissements similaires
de leurs subordonnés auprès de femmes kenyanes.
Le Guardian a affirmé de son côté qu’une enquête
menée par des experts judiciaires britanniques sur des plaintes
portant sur plus de 600 cas de viols de femmes kenyanes par l’armée
britannique entre 1970 et 2000 avait conclu que tous les rapports de la
police locale destinés à étayer ces accusations avaient
été falsifiés.
L’avocat londonien des plaignantes, Me Martyn Day, réclame
au total 20 millions de livres (près de 30 millions d’euros)
de dommages-intérêts pour quelque 600 femmes des ethnies
Masai et Samburu.
Me Day avait déjà obtenu l’an dernier de Londres 4,5
millions de livres (plus de 7 millions d’euros à l’époque)
de dédommagements pour plus de 200 Kenyans victimes d’explosifs
abandonnés par l’armée britannique dans leur pays
au cours de ses exercices.
Un porte-parole du ministère de la défense britannique a
affirmé que son ministère prenait ces accusations de viols
contre des femmes kenyanes «extrêmement au sérieux»
ajoutant que la police royale militaire britannique enquêtait actuellement
sur tous les cas signalés en collaboration avec la police kenyane.
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