N° 262
du 15/01/2003

Kenya


Michael Wamalwa, vice-président
Un vétéran politique, piètre businessman

Le nouveau vice-président du Kenya, Michael Kijana Wamalwa, est un vétéran de la politique mais un bien piètre businessman que diverses incursions dans le monde des affaires ont mené au bord de la faillite.
Avocat de 58 ans, formé en Grande-Bretagne, il a été, grâce à l’appoint de son parti mais aussi à son éloquence, l’un des principaux artisans de la victoire à la présidentielle et aux législatives du 27 décembre de l’Alliance Nationale Arc-en-Ciel (Narc). C’est surtout l’appoint à la Narc du parti qu’il dirige, le Forum pour la Restauration de la Démocratie-Kenya (Ford-Kenya), qui lui a valu le poste de vice-président. Ou plutôt l’appoint de l’importante communauté ethnique Luhya, dont il est l’un des leaders, et qui vote majoritairement pour le Ford-Kenya.
M. Wamalwa est entré en 1965 au prestigieux Kings Gollege de Cambridge, en Grande-Bretagne, avant d’intégrer la London School of Economics, où il a obtenu une maîtrise de droit.
Puis, en 1970, il est revenu au Kenya pour enseigner le droit à l’université de Nairobi, après avoir exercé un an comme avocat en Grande-Bretagne.
En 1991, lors de l’introduction du multipartisme au Kenya, il a participé à la création du Forum pour la restauration de la Démocratie (Ford), alors le seul parti d’opposition.
Il en est devenu le président en 1994. A ce titre, il est devenu le leader officiel de l’opposition de 1994 à 1997, quand le Parti démocratique (DP) de Mwai Kibaki est devenu le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale.
Après un premier échec en 1974, M. Wamalwa a été élu député en 1979. Il a, par la suite, à plusieurs reprises perdu puis regagné son siège.
Candidat à la présidentielle de 1997, il était arrivé en quatrième position, loin derrière Daniel arap Moi.
De nombreuses tentatives de se lancer dans les affaires ont fréquemment conduit Michael Wamalwa à la barre des tribunaux. Comme en mars 2002, lorsqu’il frôla une faillite, ce qui lui aurait interdit de briguer un nouveau mandat de député et donc de devenir vice-président. Les membres du gouvernement ne peuvent en effet qu’être issu du Parlement, en vertu de la Constitution.


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